‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 15e cahier (volume 2)Chapitre 104 sur 157 · EN MILLÉSIMES · texte numérisé non relu

EN MILLÉSIMES

Ces résultats indiquent évidemment une très grande homogénéité des alliages.

Ces corps ont une très belle couleur blanche, mais avec une teinte toujours un peu jaunâtre. Ils sont plus fusibles que les alliages d’argent et de cunre correspondants. Ils sont très sonores et très élastiques. ,

En cherchant à préparer des alliages atomiques, Peligot a trouvé qu arec des équivalents égaux Âg-j-Zn (soit 76,5 d’argent pour 100 et 23,5 de obtenait un produit assez malléable; de même avec les rapports 2Ag+^ (soit 86,9 pour 100 d’argent et 13,1 pour 100 de zinc). Au contraire, les allia? Ag-l-2Zn (soit 62,4 pour 100 d’argent et 37,6 pour 100 de zinc) et 2 AgT (soit 68,9 pour 100 d’argent et 31,1 pour 100 de zinc) sont trop cassants p être laminés.

L’ARGENT ET SES COMPOSÉS. 267

Ces alliages à 50, 100 et 200 millièmes de zinc présenteraient, au point de vue de la fabrication des monnaies et objets d’orfèvrerie, certains avantages. Us sont tous moins altérables que les alliages de cuivre correspondant sous l’influence de l’acide sulfbydrique et des composés sulfurés que l’air contient accidentellement. On sait, par exemple, que les objets d’orfèvrerie au deuxième titre noircissent plus vite que les objets au premier titre, différence qui paraît être due à la présence d’une proportion plus grande de cuivre et peut-être à la formation de sulfures doubles de cuivre et d’argent. Au contraire, un alliage d’argent et de zinc, au litre de 800 millièmes d’argent, conserve son éclat et sa blancheur dans des dissolutions de polysulfure. On remarque même, pour ces alliages, qu’ils sont d’autant plus inaltérables que le titre en est plus bas.

Peligot a soumis à des essais semblables des alliages ternaires contenant à la fois argent, cuivre et zinc, c’est-à-dire les trois types d’alliages d’argent et de cuivre (à 900, 800 et 835 millièmes), dans lesquels une partie du cuivre était remplacée par de l’argent.

Voici la composition de ces alliages :

t" Argent... 900 Cuivre... 50

Zinc. tOO

2' Argent... 800 Cuivre... 100

Zinc. 100

lOOO'

3' Argent... 835 Cuivre... 93

Zinc. 72

Ces différents alliages, coulés dans des lingotiéres, ont été essayés comme les précédents, et ont montré une très grande homogénéité.

A la suite de ces recherches, Peligot conseillait de fabriquer des monnaies divisionnaires d’argent avec l’alliage ternaire : argent, 835; cuivre, 93; zinc, 72.

Cependant, une loi du 25 mai 1864 a ordonné la fabrication de pièces de 20 et 50 centimes à 835 d’argent et 165 de cuivre, et une autre loi, du 14 juillet 1866, a appliqué le même titre aux pièces de 1 et de 2 francs.

Ces dispositions sont reproduites dans les diverses conventions monétaires de 1865, 1878 et 1885, l’introduction du zinc n’ayant pas été adoptée.

Le principal inconvénient de l’adoption des alliages d’argent et de zinc est la moins grande dureté de ces mélanges.

Toutefois, certains États ont, à différentes reprises, fait frapper des monnaies d’argent divisionnaires contenant un peu de zinc ; mais cet usage est aujourd’hui complètement abandonné.

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