‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 15e cahier (volume 2)Chapitre 138 sur 157 · IL — ANALYSE QUANTITATIVE (I · texte numérisé non relu

IL — ANALYSE QUANTITATIVE (I

Les sels d’argent insolubles dans l’eau et l’argent métallique doivent être préalablement dissous dans l’acide azotique. Le plus souvent il suffit d’employer l’acide azotique étendu ; cependant, pour le sulfure d’argent, on doit prendre l’acide azotique concentré et bouillant. En outre, le chlorure, le bromure et Tiodure d’argent ne sont solubles ni dans Teau ni dans l’acide azotique. Dans certains cas on peut y doser l’argent sans les mettre en dissolution : le chlorure, en le dissolvant dans l’ammoniaque, filtrant, précipitant de nouveau par un acide, et pesant le chlorure pur ; le bromure et Tiodure, en déplaçant le brome et l’iode par le chlore et appréciant la perte de poids. Mais ces opérations ne sont relativement simples que si les corps qu’on analyse ne contiennent pas d’autres sels d’argent et même s’ils ne contiennent qu’un seul de ces trois composés. Dans le cas contraire, on doit les dissoudre préalablement. A cet effet, on les pulvérise et on les laisse digérer dans Teau avec un peu de zinc, de cadmium ou de fer, et de Tacide sulfurique étendu. Ces métaux réduisent l’argent, qui forme une boue métallique. On la lave d’abord à Tacide sulfurique étendu, puis à Teau pure, et on la dissout dans Tacide azotique étendu.

Les procédés d’analyse de l’argent dissous se rapportent à deux types différents. On peut opérer parles pesées ou par les liqueurs titrées.

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