‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 15e cahier (volume 2)Chapitre 66 sur 157 · IU · texte numérisé non relu

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leinent par une autre, parce que la première s’est obstruée. Mais ce n’est qu’aiprès te ilage qu’on la creuse davantage, la lentille de plomb s’affaissant de plus C'a plus.

A partir de ce moment il est nécessaire d’élever davantage la température et d’augmenter légèrement la vitesse du vent; l’alliage devient en effet de plus en plus riche en argent et par suite de moins en moins fusible et de moins en moins oxydable. C’est la partie la plus délicate de l’opération; elle exige une grande habitude. En effet, un vent très violent pourrait agiter outre mesure la masse et faire sortir du plomb de la coupelle, inconvénient d’autant plus grave que ce plomb est plus riche en argent.; en outre uine élévation trop brusque de température exagérerait la volatilisation du plomb et par suite l’entraînement de l’argent.

A mesure que le niveau s’abaisse, le toAimoilement des litharges devient plus intense; l’argent, sous un coup d’œil un peu horizontal, dessine parfaitement son globe miroitant dans la masse, plus foncée de couleur, quoique liquide et brillante. Le bain métallique se recouvre de teintes bleuâtres qui disparaissent brusquement en produisant Véclair, sous l’influence d’un vent puissant et d’une température qui peut atteindre 1000 degrés. Dans ces derniers instants il y a toujours une petite perte d’argent.

Il arrive quelquefois que le plomb argentifère employé contient une dose notable de cuivre, et que ce dernier métal reste dans le gâteau d’argent en trop grande quantité, malgré les précautions prises. Aussi l’ouvrier doit-il, pendant que le gâteau d’argent est encore pâteux, en prélever une petite portion et e.vaminer la nature du métal. Cet examen de la prise d’essai d’argent se fait par les ouvriers habiles en notant le brillant, la cassure, la eomsistance, la plasticité de l’échantillon, caractères que l’on arrive à reconnaître avec une grande exactitude.

Dans le cas où l’argent retiendrailt trop de cuivre, il faudrait, pendant que la coupelle est encore chaude, aj&uiter quelques lingoits de plomb, et continuer la coupellation Jusqu’à ce que l'éclair se produise de nouveau.

Lorsque le gâteau d’argent a été isolé dams un état de pureté convenable, on met bas le feu, et, pour accélérer le 'refroidissement, on amène sur la coupelle un courant d’eau froide ponir noyer l’argenh On détache la masse de la coupelle et on coupe ensuite an ciseau î’argent brut qui doit être soumis au raffinage.

L’emploi de l’eau froide a cependant l’inconvénient de faire v^éler l’argent qui envoie dans les profondeurs de la sole des racines plus on moins adhérentes, au moment de la solidification. Aussi dans certaines usines se contente-t-on de mettre bas le feu et dtenvoyer par les tuyères un courant d’air froid qui active le refroidissement.

Nous verrons que dans la coupelle anglaise on laisse refroidir le gâteau puis on perce la coupelle en dessous et on chauffe de nouveau. L’argen* fond, 0 écoule par l’ouverture ainsi faite, et se grenaille en tombant dans l’eau d’un bassin.

Lèt aident brut contient environ 90 pour 100 de métal précieux il est nécessaire de le raffiner; mais avant d’examiner cette dernière opération.

donnons quelques détails sur les deux principaux procédés de coupellation dont nous avons déjà indiqué les différences fondamentales, la méthode allemande à coupelle fixe et four mobile, et la méthode anglaise à four fixe et coupelle mobile.

Fig. 59.

Méthode allemande, —■ C'est la plus ancienne. Dans sa forme la pla simple, la coupelle allemande est représentée par la figure 58 en coupe lion zontalé et figure 59 en perspective.

C et D sont les portes de travail; A le foyer. Lorsque la coupelle est battue et le plomb d’œuvre chargé, on place le chapeau mobile sur le faîte du four et on lute soigneusement la jonction du chapeau avec la circonférence du four.

Ces fours conviennent pour de petites charges de plomb. On emploie à Freyberg des fours de dimensions plus considérables et qui conviennent pour de grandes charges de plomb. Les figures60 et 61 en donnent les coupes transversale et horizonfole, et la figure 62 en représente la perspective.

PiG. sa.

La comparaison et Fexamen clétaiHé de ces trois dessins pennet de comprendre la disposït!i« die ces appareils.. On se sert aussi à Ptiribcain de fours dont le chapeau n’est qia’en partie mobile ; urne porüoiii seulemeiit dai eaavercle s’ouvre sur deux eôités; c’est par ces ouiertures que pé'nèstrent les batteurs de sole.

Les dimensions des fours varient un peu avec: te' mimes, mais elles- sont toujours considérables; le diamètre des coupelles varie de 2"',50 à 3'",50, et h profondeur au centre de 30 à 40 eenitiLmèti'es.

Méthode anglaise. — La coupelle anglaise est mobile. Elle est représentée figure 63.

C’est un cercle de fer de forme ovoïde fait avec du fer plat ou des bandés de 0™,015 d’épaisseur et 0“,lâ de largeur. Il est contenu par des traverses c, u ; qui,retiennent les deux cintres du cercle. «, a, a. sont les canaux que le eu® pelienr creuse successivement dans La pâle de la coupelle pour la sorlie

L’ARGENT ET SES COMPOSÉS

litliarges, qui s’écoulent par l’échancrure d, ménagée entre la coupelle et le eercle. Cette échanerure d est creusée par l’ouvrier, avec un outil spécial, dans la masse de la coupelle, lorsqu’on l’a complètement remplie d’os et amenée au

FiG. 63.

niveau supérieur de la carcasse en fer et alors que la pâte n’est pas encore trop sèche.

Fig. 64.

Les figures 64 et 65 reprèsenteTit en élévation et en coupe horizontale une des variétés du four anglais.

Fig. 6ô.

A est lie hjBv, B la hotte de la porte du travail, C le chaudron où on puise le Plfwnb d’œuvre-ipour le Mage, D la porte de travail, O la coupelle en os^ S la luyère, la icbeminée.

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