‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 15e cahier (volume 2)Chapitre 71 sur 157 · ACIDE CHLORHYDRIQUE · texte numérisé non relu

ACIDE CHLORHYDRIQUE

La désagrégation des minerais par Tacide chlorhydrique réussit bien, sans aucune antre préparation préalable que le traitement mécanique du bocar- ^age, lorsque ces minerais contiennent surtout de l’argent natif et des chlorures. Lorsqu’ils sont formés par des sulfures, des arséniures ou des antimoniures, ' faut commencer par les griller pour transformer ces composés en oxydes.

Le minerai ainsi préparé est mélangé avec une quantité convenable de matièi’es plombeuses oxydées, telles que litharges, céruse, à moins que minerai ne contienne déjà une dose suffisante de plomb. On le place dans de grandes cuves, généralement en bois, dans lesquelles on fait arriver nu excès d’acide chlorhydrique du commerce (à 22 degrés). Les cuves portent à la partie inférieure un serpentin à vapeur qui permet de chauffer la liqueur et des agitateurs pour remuer la masse.

Dans ces conditions, le plomb et l’argent se transforment en chlorures insolubles et les autres métaux, tels que zinc ou cuivre, en chlorures solubles. Si l’on décante le liquide acide lorsque l’attaque est terminée, on devrait donc avoir au fond de la cuve des chlorures d’argent et de plomb mélangés à la gangue, et dans la dissolution les chlorures de zinc et de cuivre. Cependant cette séparation ne se produit qu’en partie, et la liqueur surtout, lorsqu’elle est chaude, contient une dose notable de chlorures de plomb et d’argent qui sont un peu solubles dans l’acide chlorhydrique chaud et dans les dissolutions des divers chlorures. On doit donc rechercher l’argent dans le résidu et dans le liquide.

Si la dissolution était abandonnée au refroidissement, elle laisserait déposer peu à peu la presque totalité du chlorure de plomb dissous, ce sel étant beaucoup plus soluble à chaud qu’à froid, et il ne se déposerait que très peu de chlorure d’argent dont la différence de solubilité n’est pas aussi grande à chaud et à froid, et dont la quantité est toujours assez faible pour rester dissoute dans l’acide froid. Aussi, dès que la liqueur est décantée dans une autre cuve, on y place des plaques de zinc qui précipitent assez rapidement du plomb spongieux; ce plomb est. argentifère, les deux chlorures de plomb et d’argent se décomposant simultanément, et il entraîne complètement l’argent. On obtient donc au fond de la cuve contenant la dissolution de chlorure d’argent un plomb argentifère que l’on écume, que l’on lave, et que l’on traite, après compression et fusion, comme plomb argentifère.

Quant au résidu contenant la gangue et aussi un peu de chlorures d’argent et de plomb, on l’attaque, à chaud, dans la cuve où s’est faite la première réaction, par une dissolution concentrée de sel marin, que l’on appelle saumure. Celte liqueur dissout très facilement les chlorures de plomb et d argent. On la décante lorsque son action est complète, et on y introduit des lames de zinc que précipitent du plomb argentifère. Ce nouveau produit est réuni au précédent, et traité de la même manière.

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