‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 15e cahier (volume 2)Chapitre 72 sur 157 · ACIDE NITRIQUE · texte numérisé non relu

ACIDE NITRIQUE

L’emploi de l’acide nitrique comme acide de désagrégation ne s est P*® beaucoup répandu. Il présente, en effet, deux inconvénients des plus son prix est très élevé, et il corrode et perce au bout de peu de temps tous e vases dans lesquels on le fait réagir, surtout à chaud. Il existe, cepen an^ quelques exploitations où on a pu l’employer, surtout depuis qu’on est arn^^ à le régénérer en transformant en acide nitrique les vapeurs nitreuses qm dégagent pendant l’attaque.

L’ARGENT ET SES COMPOSÉS. 219

Dans cerlains cas, on se sert d’un mélange d’acide nitrique et d’acide sulfurique; cet acide décompose le minerai et dissout l’argent; on y ajoute de la saumure, c’est-à-dire une dissolution concentrée de chlorure de sodium, puis on précipite l’argent en introduisant au fond des cuves des plaques de zinc.

Dans d’autres cas, on se sert d’eau régale, c’est-à-dire d’un mélange d’acides chlorhydrique et azotique, pour désagréger le minerai ; l’argent reste alors dans le résidu insoluble à l’état de chlorure ; on le dissout par une addition de saumure et on précipite encore par le zinc.

C’est encore une modification de ce procédé que l’on suivait anciennement à Joachimsthal, pour trader des minerais contenant 2 1/2 pour 100 d’argent et 5 à 10 pour 100 de cobalt et de nickel. Ces minerais étaient, après grillage, traités par l’acide sulfurique étendu qui dissolvait le nickel et le cobalt; puis, le résidu était repris par l’acide azotique, la dissolution additionnée de saumure et l’argent précipité par le zinc ou par le fer.

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