‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 15e cahierChapitre 24 sur 38 · ARGENTURE DES ORJETS EN BOIS OU EN MÉTAL · texte numérisé non relu

ARGENTURE DES ORJETS EN BOIS OU EN MÉTAL

Nous distinguerons :

a. L’argenture des métaux par des plaques d’argent, qu’on appelle aussi plaqué ou doublé ;

b. L’argenture du bois et des métaux à la feuille ;

c. L’argenture des métaux par l’amalgame d’argent ;

d. L’argenture des métaux à la pâte ;

e. L’argenture des métaux par voie humide;

f. L’argenture galvanique des métaux.

Bien que ce dernier procédé soit aujourd’hui le plus en usage, nous décri rons cependant très sommairement les autres.

a. Doublé ou plaqué.

Cette opération est intermédiaire entre l’argenture à la lame que les anciens pratiquaient fréquemment et l’argenture à la feuille. Pour argenter à la lame, il suffit de revêtir les divers objets de bois ou de métal d’une plaque d’argent qui n’adhère pas et ne se moule qu’imparfailement sur la surface à recouvrir. Dans le doublé ou plaqué, la lame de cuivre adhère fortement à la plaque d’argent et fait corps avec elle.

Les Gaulois connaissaient ce genre d’industrie que Bolsower fit revivre à Sheffield, en 1742, et qui fut exploité avec une grande perfection en France, depuis les premières années du di.x-neuvième siècle. D’après Girardin, ou exportait, en 1833, pour plus de trois millions de francs de plaqué français. Mais cette fabrication a été presque complètement abandonnée depuis la découverte de l’argenture galvanique des métaux.

Pour doubler ou plaquer le cuivre, on choisit une plaque de ce métal de . 2 centimètres environ d’épaisseur et du poids de 10 kilogrammes ; on rend une de ses faces parfaitement unie, et, à l’aide du laminoir, on l’étend à peu près au double de sa surface. La plaque est donc réduite à une épaisseur de 1 centimètre et ses côtés sont d’environ 30 et 40 centimètres. On verse alors sur la face polie une dissolution concentrée d’azotate d’argent, qui forme immédiatement un très léger dépôt d’argent pulvérulent, et on applique sur ce dépôt une plaque d’argent fin laminée qui doit recouvrir entièrement te cuivre, et même le déborder tout autour de 1 à 2 millimètres. On rabat cet excédent sur la surface non grattée du cuivre, puis on chauffe au rouge brun les deux plaques superposées, et on les passe au laminoir pour chasser complètement Pair retenu entre les deux métaux, et amener la feuille doublée au degré d’amincissement convenable.

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