‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 15e cahierChapitre 5 sur 38 · AFFI.NAGE PAR LE CHLORE · texte numérisé non relu

AFFI.NAGE PAR LE CHLORE

Cette méthode est d’une application beaucoup moins générale; on n’y a recours que dans quelques cas particuliers.

Certains lingots d’or fin d’Australie contiennent des traces de plomb et d’arsenic, en même temps qu’un peu de cuivre et d’argent. Ces lingots ayant été employés pour la fabrication des monnaies, à Londres et à Paris, on constata que leur alliage se travaillait sans difficulté, mais devenait cassant quand il avait subi la compression énorme du balancier qui donne à la pièce son empreinte. Il était donc impossible de confier ces monnaies à la circulation. Cette fâcheuse propriété, que rien ne faisait prévoir dans les opérations préliminaires, est due à la présence du plomb et de l’arsenic. Afin d’éviter les frais

(1) Grande Enryclopédie, art. Affinage, l. I, p. G88.

tl'uli nouvel affinage par l’acide sulfurique, on a proposé de traiter cet or impur par le gaz chlore, à la température de la fusion du métal. Aujourd’hui, ce procédé est employé en grand aux Monnaies de Londres, de Melbourne, de Sydney et de Philadelphie (1).

L’or étant maintenu fondu dans des creusets, ou y fait passer un courant de chlore au moyen d’un tube de porcelaine qui plonge de 1 à2 centimètres dans le liquide, que l’on recouvre ordinairement d’une couche de borax. Pendant cette opération, l’arsenic, l’étain et l’antimoine donnent des chlorures volatils qui sont éliminés, tandis que l’argent, le cuivre et le plomb se transforment en chlorures fondus peu volatils qui se séparent à la surface de l’or. Le chlorure d’argent est ensuite réduit à l’état d’éponge métallique par le fer. On peut affiner ainsi, en quelques minutes, 100 à 200 kilogrammes d’or à haut titre, avec une très petite quantité de chlore.

R. Wagner (2) a proposé de remplacer, pour ce traitement, le chlore par le brome. Le brome attaque l’or, mais le bromure produit se décompose par la chaleur en brome libre et or métallique, de sorte que la réaction chimique est la même qu’avec le chlore.

L’affinage par le chlore n’est employé que pour les lingots d’or à haut titre. Il a été imaginé par F.-B. Miller, de Sydney (3).

(t) Voy. Hciirt.'.ni, .Uin. mines, 1.875, 2» livr., p. 208.

(2) Chimie indaslrielle (te Wagner et Gautier, t. I, p. 2.31.

(3) Pour les détails de cette industrie, consulter Pcrcy, Silver ami Gold, t. I, p. -102 à 137.

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