‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 16e cahierChapitre 37 sur 92 · A. IODURES SIMPLES · texte numérisé non relu

A. IODURES SIMPLES

Sous-iodure d’or ou iodure sous-aurcux, Au’I. — Le sous-iodure d’or est une poudre jaune-citron, qui se décompose lentement à la température ordinaire, rapidement à 60“ et complètement à 120°.

On le prépare en faisant agir l'acide iodhydrique sur le sesquioxyde d’or, ou en traitant le sesquichlorure par l’iodure de potassium, sans excès : on lave le précipité à l'eau par décantation et l’on chauffe, pendant plusieurs jours, à une température de 35° pour chasser l’iode mis en liberté. On le prépare aussi en traitant le sous-chlorure d’or par l’iodure de potassium en excès, ou en attaquant de l’or très divisé par de l’acide iodhydrique bouillant avec un peu d’acide azotique ajouté goutte à goutte. D’après Gramp, on l’obtient encore en traitant le chlorure aurique par l’iode :

Au’Cl 3 +41=Au*I + 3IC1.

Ce corps est décomposé à l'ébullition par l’eau et par les acides sulfurique et azotique. Le chlore et le brome l’attaquent complètement, en le transformant respectivement en sesquichlorure et en sesquibromure. Le fer le décompose en présence de l’eau, en donnant de l’or métallique et de l’iodure ferreux. La potasse et beaucoup de matières organiques le réduisent. L’acide iodhydrique en excès et l’iodure de potassium le décomposent en partie et donnent une solution de sesquiiodure.

Sesquiiodure d’or ou iodure aurique, Au’l 3 . — Ce corps est très instable ; c’est un précipité vert que l’on obtient en traitant le sesquichlorure d’or par une solution d'iodure de potassium. Le précipité se redissout si l’on agite la dissolution en ajoutant un excès d’iodure de potassium ; mais il se reforme définitivement si l’on verse dans la liqueur du sesquichlorure d'or en excès. Si l'on veut le sécher, il se réduit en sous-iodure.

L’OR

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