B. IODURES DOUBLES
On n’a pas, jusqu’à présent, pu préparer de sels doubles avec l’iodure sousaureux ; l’iodure aurique se combine, au contraire, avec les iodures métalliques pour donner des iodures doubles ou iodaurates, mais on ne connaît pas encore de sels doubles d’iodure aurique et d’iodures métalloïdiques analogues à ceux que nous avons rencontrés dans l’étude des chlorures doubles et des bromures doubles.
lodliydrate d’iodurc aurique ou acide lodaiipiqne. — L’existence de ce corps n’est pas absolument démontrée. Lorsqu’on traite l’or très divisé par de l’acide iodhydrique saturé d’iode, il se forme une solution brune qui laisse déposer, à l’évaporation, de petits prismes noirs qui prennent une coloration pourpre à l’air en perdant de l’iode et que l’on considère comme l’iodhydrate d’iodure aurique.
Iodaurate de potassium, Au®I 5 ,KI. — On l'obtient en cristaux noirs, brillants et opaques, par l’évaporation lente de la liqueur formée en traitant une dissolution aqueuse d'iodure de potassium par du chlorure aurique.
A 60°, ces cristaux se décomposent en perdant de l’iode. Ils sont solubles dans l’eau, mais en se décomposant partiellement.
Iodaurate de sodium. — Ce sel, très déliquescent, se présente en Prismes quadrangulaires noirs et brillants.
Iodaurate d’ammonium. — C’est un corps déliquescent que l’on obtient, d’après Jolmston, en prismes rectangulaires noirs et aplatis.
Ces deux derniers composés s’obtiennent par des réactions analogues à celles qui donnent naissance à Viodaurate de potassium.