‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 16e cahierChapitre 50 sur 92 · C. PROCÉDÉS PYROGMOSTIQUES · texte numérisé non relu

C. PROCÉDÉS PYROGMOSTIQUES

Les essais pyrognostiques, que l’on applique, avec tant de succès, au laboratoire pour la recherche rapide de quelques métaux communs, sont loin de présenter les mêmes avantages pour la recherche des métaux précieux et de l’or en particulier.

Les caractères de ce métal au tube fermé et au tube ouvert sont nuis; sur le charbon on obtient un globule d’or métallique et avec le borax on peut apercevoir, dans la perle, quelques parcelles d’or métallique.

Mais ces caractères sont extrêmement incertains, si l’on songe que, d’une part, on opère toujours sur un poids très réduit de la matière aurifère et que, de l’autre, cette matière ne renferme souvent que des quantités insignifiantes de métal précieux.

La coupellation au chalumeau est la seule opération qui permette de déceler rapidement et même de doser l’or dans une substance aurifère, mais on ne voit pas l’avantage qu'il y aurait à procéder au laboratoire à une coupellation au chalumeau, lorsque la coupellation ordinaire, effectuée au four à moufle, conduit presque aussi rapidement à des résultats certainement plus exacts. Les essais pyrognostiques ne sont donc pas à recommander, au laboratoire, pour des recherches rapides faites spécialement en vue de l’or. Ces essais conservent, au contraire, toute leur valeur lorsqu’il s’agit de reconnaître les métaux ou métalloïdes qui accompagnent fréquemment le métal précieux. C’est ainsi que le plomb, le bismuth, le cuivre, le fer, le nickel, le cobalt, le vanadium, le soufre, l’arsenic, l’antimoine, le tellure, le sélénium, qui sont les compagnons ordinaires de l’or, possèdent des caractères pyrognostiques très sensibles qui

ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE, permettent de constater la présence de ces corps, môme lorsqu’ils sont en proportions extrêmement faibles.

Il ne nous appartient pas de nous étendre davantage sur ces caractères, que nous aurons d’ailleurs l’occasion dé signaler lorsque nous parlerons des espèces minérales aurifères; mais il convenait d’indiquer ici que les procédés pyrognostiques, s’ils ne conduisent qu’à des résultats incertains en ce qui concerne le dosage et la recherche de l’or, deviennent au contraire précieux pour le chimiste en lui permettant de constater rapidement la présence des corps étrangers associés à l’or et, par suite, de diriger ultérieurement ses recherches analytiques vers le dosage de ces corps.

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