‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 16e cahierChapitre 7 sur 92 · II. LES HINDOUS · texte numérisé non relu

II. LES HINDOUS

L'histoire de la chimie dans l'Inde est encore fort obscure, la plupart des documents anciens que l'on possède à cet égard étant exclusivement consacrés à la religion, aux mœurs et à l'histoire des conquêtes successives dont celte péninsule a été l’objet. On sait pourtant que les Hindous avaient des connaissances de chimie pratique et de métallurgie assez variées et que, notamment, l'art de tremper le fer et de le souder au borax, la préparation des couleurs et

surtout celle de l’indigo pour la teinture des étoffes, leur étaient familiers. Mais, de même que les Chinois, ils ignoraient l’emploi des acides, ce qui maintenait les progrès de la chimie dans un cercle très limité.

Au point de vue historique, ils admettaient l’existence de cinq éléments ( Pantchoteuam) : Iq. terre, l’eau, l’air, le feu et l’éther, correspondant aux cinq formes revêtues, d'après les Védas, par Brahma, créateur de toutes choses.

Ils pensaient que le monde, composé de ces cinq éléments, était régi par deux principes, l’un mâle, l’autre femelle, dont on devait retrouver partout la représentation ; ce sont ces deux principes qui, pour les alchimistes, étaient personnifiés par l’arsenic et par le cuivre, dédié à Vénus, dont la combinaison donne un alliage blanc assez semblable à l’argent pour fournir une démonstration apparente de cette conception métaphysique. Ils étaient ainsi naturellement conduits à l’idée de la transmutation des métaux, sans que pourtant cette doctrine ait été nettement formulée dans leurs écrits.

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