LOI
L’acide ternit lentement les traces métalliques et leur donne une coloration de plus en plus foncée, mais celte action est d’autant plus rapide que l’alliage est à un titre plus bas. On distingue donc, au boutde quelques secondes déjà, si le titre de l’alliage essayé est supérieur, égal ou inférieur à celui du toucheau employé. On essuie ensuite avec le chiffon la surface de la pierre et on vérifie encore si la trace d’or de la pièce essayée résiste plus au frottement que la trace du toucheau. Ou arrive ainsi facilement, par quelques épreuves, à placer le bijou essayé entre deux toucheaux de titres consécutifs et, par conséquent, à évaluer son titre avec quelque précision.
Comme vérification de l'homogénéité d’une pièce d’orfèvrerie, on en gratte la surface à différents endroits avec le grattoir, et on touche ces points avec une goutte d’eau régale prise au bout du fil de platine. L’action de l’acide doit être la môme dans tous les points.
On doit éviter de loucher les pièces aux soudures, sauf pour vérifier la matière de ces dernières.
La sensibilité de l’essai à la pierre de touche décroit rapidement dès que l’on dépasse le litre de 750 millièmes, qui est le troisième titre légal pour les pièces d’orfèvrerie. On ne peut donc pas l’employer, avec une aussi grande approximation, pour les titres légaux de 840 et 920 millièmes.