‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 17e cahier (volume 2)Chapitre 29 sur 83 · I. - TRIOXYDE D'OSMIUM ANHYDRE · texte numérisé non relu

I. - TRIOXYDE D'OSMIUM ANHYDRE

OsO 3

En distillant avec de l’acide sulfurique concentré le produit de l’attaque de résidus de platine par du nitre, Mallet ( loc. cit.) a obtenu dans le récipient refroidi des gouttes huileuses de couleur jaune pâle, se solidifiant lentement en une masse semblable à de la cire non blanchie. Cette masse ne change pas d’aspect par une nouvelle sublimation ; elle paraît moins fusible et moins volatile que le peroxyde d’osmium, qu’elle rappelle d’ailleurs par son aspect. Son odeur paraît un peu différente de celle du peroxyde d’osmium; mais elle attaque les yeux aussi énergiquement que lui.

Placée dans un tube fermé et exposée aux rayons solaires, elle se sublime, non en aiguilles comme le peroxyde d’osmium, mais en croûtes jaunâtres semblables à celles du sel ammoniac. Ces croûtes, maintenues au soleil, prennent une couleur foncée ; au bout de vingt-quatre heures, la partie extérieure devient noire et : opaque. Placé dans les mêmes circonstances pendant plusieurs semaines, le peroxyde d’osmium n’a subi aucun changement. La matière ainsi

OSMIUM

noircie par l’action de la lumière fournit par sublimation des aiguilles caractéristiques de peroxyde d’osmium et laisse un résidu d’oxyde noir. Cette décomposition s’exprimerait d’après Mallet par l’équation :

20s0 3 = OsO 4 + OsO 2 ,

si l’on admet que la masse primitive est du trioxyde d’osmium OsO 3 , peut-être mélangé d’un peu de peroxyde.

Étant donné la façon dont cette masse a été obtenue par Mallet, à partir de résidus dans lesquels l’osmium se trouvait certainement mélangé d’autres métaux, il est beaucoup plus vraisemblable d’attribuer les faits observés par Mallet à du peroxyde d’osmium souillé d’impuretés et mélangé notamment de peroxyde de ruthénium, très altérable à la lumière solaire.

Page 1