‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 17e cahier (volume 2)Chapitre 49 sur 83 · ALLIAGES · texte numérisé non relu

ALLIAGES

Le ruthénium s’allie en toutes proportions aux autres métaux de la famille du platine ; le platine commercial en renferme, mais en très petite quantité. Nous n’examinerons pas ici, les réservant pour une étude ultérieure, les alliages du ruthénium avec les autres métaux du groupe, et les composés naturels ou osmiures d'iridium.

RUTHÉNIUM ET CUIVRE.

Le cuivre et le ruthénium ne paraissent pas former d’alliage de composition constante. Ces alliages attaqués par l’acide azotique laissent un résidu noirâtre, explosif, qui contient du cuivre, de l’azote et de l’oxygène en même temps que du ruthénium à l’état de poudre cristalline (H. Debray, Compt. rend., t. CIV, p. 1581).

RUTHÉNIUM ET ÉTAIN.

On, obtient un alliage cristallisé de ruthénium et d’étain en chauffant le ruthénium métallique très divisé, provenant de la réduction d’un de ses oxydes par l’hydrogène, avec dix fois son oids d’étain pur, dans un creuset en charbon. Le culot métallique, refroidi lentement, est attaqué par l’acide.chlorliydrique étendu de son volume d’eau.

L’alliage est cristallisé en cubes dont l’angle a été trouvé exactement de 90°. C’est peut-être le plus bel alliage que l’on puisse produire ; il est comparable aux plus beaux échantillons de bismuth cristallisé par la beauté et la dimension de ses cristaux.

La composition est, d’après H. Sainte-Claire Deville et Debray (Ann. chim. etphys. [3], t. LVI, p. 412) :

Calculé. Trouvé.

Ru. 101,4 30,16 31

2Sn.. 234,8 69,84 69

336,2 100,00 ÏÔÔ

Le métal employé n’était pas parfaitement pur.

Dans un travail ultérieur, H. Debray (Compt. rend., t. CIV, p. 1472) attribue

RUTHÉNIUM. 149

à cet alliage la composition RuSn 3 . Il faut remarquer que la méthode d’analyse, que H. Sainte-Claire Deville et lui-même avaient adoptée tout d’abord et qui consistait à chauffer l’alliage dans un courant d’hydrogène sulfuré, est défectueuse; la volatilisation du sulfure d’étain est incomplète; le métal non volatil est donc toujours dosé par excès. Sa formule RuSn 3 correspond à celle que Debray a obtenue pour les alliages cristallisés de l’étain avec le rhodium et avec l’iridium.

Cette formule exigerait :

Ru. 101,4 22,35

3Sn. 352,2 77,65

RUTHÉNIUM ET PLOMB.

Le ruthénium fondu avec du plomb ne s’y combine pas ; il est simplement dissous. Lorqu’on attaque le culot métallique par l’acide azotique étendu, le métal reste sous la forme d’une poudre cristalline ; il se comporte en cela comme l’iridium (H. Sainte-Claire Deville et H. Debray).

RUTHÉNIUM ET ZINC.

Le ruthénium s’allie par fusion avec le zinc. L’alliage se présente sous la forme de prismes hexagonaux très probablement réguliers; ces cristaux restent quand on vaporise le zinc presque complètement. Cet alliage prend feu quand on le chauffe à l’air et brûle avec une faible déflagration. Sa composition n’a pas été déterminée (H. Sainte-Claire Deville et H. Debray, Ann. chim. et phys. [3], t. LVI, p. 412).

Un alliage contenant 6 pour 100 de zinc, attaqué par l’acide chlorhydrique étendu et froid, laisse un résidu noir, pulvérulent, qui retient du zinc, de l’oxygène et de l’eau dans les proportions suivantes.

Eau : 2,3 ; oxygène : 3,9; ruthénium : 80,1 ; zinc: 13,7(H. Debray, Compt. rend., t. CIV, p. 1580).

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