‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 17e cahier (volume 2)Chapitre 52 sur 83 · I. Analyses par Claus · texte numérisé non relu

I. Analyses par Claus

II. Analyse par H. Deville et H. Debray. Les auteurs ne disent pas comment ce sel avait été obtenu.

L’écart que l’on observe entre les nombres observés et les nombres calculés peut s’expliquer par la méthode d’analyse employée, après Berzelius, pour ces chlorures doubles des métaux du platine. Le sel est réduit par l’hydrogène; la perte de poids donne le chlore uni au métal précieux ; le résidu repris par l’eau est débarrassé du chlorure alcalin ; la différence entre le poids du résidu total et le poids du métal donne le poids de ce chlorure. Le métal est toujours ainsi dosé par excès ; il est nécessaire, pour obtenir un nombre exact, de le réduire à nouveau dans l’hydrogène et de le laver pour enlever un peu de chlorure alcalin (A. Joly).

SESQUICHLORURE DE RUTHENIUM ET CHLORURE D’AÏYIIYIONIUIYL

Ru 2 Cl 6 ,4 AzH 4 CI.

PRÉPARATION

A la dissolution concentrée du sesquichlorure on ajoute un excès de sel ammoniac solide ; en frottant avec une baguette de verre contre les parois du

vase ou en concentrant par la chaleur, on précipite le sel double en poudre cristalline. La dissolution du chlorure doit être acide, pour être stable ; aussi la précipitation est-elle toujours incomplète, parce que le sel est plus soluble dans l’eau chargée d’acide chlorhydrique. En évaporant à sec, en présence d’un excès de chlorure d’ammonium, et reprenant par une petite quantité d’eau froide, on relient la presque totalité du ruthénium à l’état de sel double.

PROPRIÉTÉS

Les cristaux sont microscopiques, identiques en apparence au composé potassique. Le composé ammonique est aussi mal défini et aussi difficile à obtenir à l’état de pureté que le composé potassique.

COMPOSITION

Calculé. Trouvé (Claus).

2 Ru... 202,8 32,19 32,7

6 Cl. 213,0 33,83 »

4AzH*Cl. 214,0 33,98 »

SESQUICHLORURE DE RUTHÉNIUiVl ET CHLORURE DE SODIUM.

Ru s Cl 6 ,4 NaCl.

Le ruthénium très divisé, mélangé avec six fois au moins son poids de chlorure de sodium, est attaqué par le chlore au rouge sombre et transformé complètement en un produit brun, extrêmement soluble dans l’eau. La dissolution peut être concentrée à l’état sirupeux sans donner de cristaux définis.

SESQUIBROMURE DE RUTHÉNIUM, Ru 2 Br c .

Le sesquibromure n’a été préparé qu’en dissolution.

Le peroxyde de ruthénium est vivement attaqué par l’acide bromhydrique dissous employé en dissolution étendue. Sa dissolution est d’un rouge violet très foncé et son pouvoir colorant extrêmement intense. Concentrée par la chaleur, elle dégage du gaz bromhydrique et laisse un résidu de bromure de ruthénium qui est soluble si la concentration n’a pas été poussée trop loin.

Les combinaisons que forme le sesquibromure avec les bromures de potas-

RUTHENIUM.

sium et d’ammonium sont analogues aux combinaisons correspondantes du sesquichlorure. Elles sont notablement solubles dans l’eau; leur dissolution est rouge violet (A. Joly).

SESQUIIODURE DE RUTHÉNIUM, Ru 3 ! 6 .

L’iodüre de potassium, ajouté à une dissolution de sesquichlorure double de ruthénium et de potassium, paraît au premier abord sans action. Si Ton concentre par la chaleur, on voit se former un dépôt noir, qui, d’après Claus, est un sesquiiodure.

Le peroxyde de ruthénium est réduit avec une extrême violence par l’acide iodhydrique dissous; des vapeurs d’iode se dégagent et la majeure partie du ruthénium se retrouve à l’état d’un précipité noir de composition mal définie (A. Joly).

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