‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 17e cahierChapitre 13 sur 207 · ALLIAGES DU PALLADIUM HYDROGÉNÉ · texte numérisé non relu

ALLIAGES DU PALLADIUM HYDROGÉNÉ

L’influence exercée par les métaux étrangers alliés au palladium sur l’absorption de l’hydrogène est assez curieuse. Les alliages suivants ont été chauffés au rouge sombre dans l’hydrogène et refroidis dans ce gaz.

L’alliage de palladium (76,03 pour 'I00)et de platine (23,97 pour 100) a pour densité 12,64; il absorbe702 volumes d’hydrogène; il se dilate (cubiquement) de 8,423 pour 100.

L’alliage de palladium (75,21 pour 100) et d’or (24,79 pour 100) a pour densité 13,1; il absorbe 464,2 volumes d’hydrogène ; sa dilatation cubique est de 5,84 pour 100.

L’alliage de palladium et d’argent, s’il est fait dans les proportions de 5 parties du premier pour 4 du second, absorbe 20,5 volumes d’hydrogène ; s’il renferme 66 de palladium et 34 pour 100 d’argent, il a pour densité 11,45, il condense 411,37 volumes d’hydrogène et se dilate cubiquement de 4,97 pour 100.

L’alliage de palladium et de nickel à parties égales possède une densité de 11,22, et absorbe 69,76 fois son volume d’hydrogène.

L’alliage de palladium et de bismuth, ainsi que celui de palladium et de cuivre, faits à parties égales, ne condensent pas l’hydrogène.

Le phénomène du retrait signalé aux propriétés physiques du palladium hydrogéné disparaît dans les alliages du palladium qui absorbent l’hydrogène ; ceux que l’on vient de citer s’allongent; mais, quand on expulse le gaz, ils reviennent à leurs dimensions primitives. Cette propriété a servi à Graham à rectifier la densité de l’hydrogénium primitivement fixée à 1,951, et à lui donner comme valeur vraie le nombre 0,733 (Graham).

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