KC
IRIDIUM
I.a moyenne générale des déterminations efTectuées sur le sel de potassium lui donna (pour O = 16,00) :
Le chloroiridate d’ammonium était de même chauffé dans l’hydrogène. Le gai chlorhydrique et le chlorure d’ammonium résultant de cette réduction étaient reçus dans des appareils absorbants spéciaux : ils servaient à donner le poids du chlore total qu’on dosait sous forme de chlorure d’argent.
Mais les nombres obtenus ainsi pour le dosage du chlore total étant trop peu concordants, Seubert s’est borné à doser l’iridium seul.
Le rapport ] ~ f r [6^2A7H ^ donné le nombre moyen Ir = 193,377 (pour 0 = 16,00).
En résumé, la moyenne générale de toutes ses déterminations le conduisit aux nombres :
193,220 calculé pour O = 16,000 et H = 1,003 192,741 calculé pour O = 13,960 et 11 = 1,000
Joly, en 1890, a contrôlé et'confirmé les résultats de Seubert (Compt. rend. Acad, des Sciences, t. CX, p. 1131). Il prend pour point de départ les chlorures doubles, seule forme chimique sous laquelle on puisse mettre l’iridium pour le faire entrer dans une combinaison bien définie, soluble, facile à préparer, et susceptible d’être purifiée par des cristallisations. Mais, au lieu d’employer les chloroiridales, il emploie les chloroii idites ou chlorures doubles formés par l’union du sesquichlorure d'iridium et des chlorures alcalins. Les chloroiridates, en raison de leurisomorphisme et de leur similitude de propriétés avec les chloroplatinates, pourraient être soupçonnés de renfermer du platine si la purification de l’iridium n’était pas absolument parfaite ; tandis que les chloroiridites Ir‘*Cl®.6MCl n’ont pas leurs correspondants dans les combinaisons du plaline.
Joly a employé de l'iridium préparé par la méthode de Stas; il était soigneusement séparé du ruthénium, et satisfaisait aux conditions fixées par Stas, dans son rapport de 1879 au Comité international des Poids et Mesures, pour l’iridium pur. Il transformait l’iridium en chloroiridate de sodium, puis celui-ci par double décomposition, soit en chloroiridate de potassium, soit en chloroiridate d’ammonium. Ces chloroiridates, lavés avec des solutions froides de chlorure de potassium, ou de chlorure d’ammonium, jusqu’à ce que l’on obtienne des liqueurs de lavage incolores, étaient placés au fond d'un vase sous une couche d’eau tiède, et soumis à l’influence d’un courant d’acide sulfhydrique. Ils se transformaient ainsi, à mesure qu’ils se dissolvaient, en chloroiridites Ir-CK'.fiKGl et IrSClo.êAzH'Cl ; lorsque les liqueurs avaient pris la teinte verte caractéristique des chloroiridites, on les portait à l’ébullition; on filtrait pour séparer le soufre et une petite quantité de sulfure d’iridium; on évaporait les liqueurs et on faisait cristallisera nouveau dans l’eau chaude les chloroiridites ainsi obtenus.
Les cristaux, dont l’identité et la pureté ont été constatées par les mesures cristallographiques de II. Dufet, étaient broyés avec une très faible quantité d’eau, aliii d’enlever toute trace de chlorure alcalin qui aurait pu provenir des eaux mères et qui aurait pu adhérer à leur surface; on les comprimait; on les séchait ü’abord dans le vide sec, puis i 120” jusqu’à ce qu’ils ne perdent plus de poids; on les réduisait alors dans un courant d’hydrogène au rouge, et on laissait refroidir le résidu dans un courant d’anhydride carbonique.
1° Dans le cas du chlorure Ir'^Gl''.6KGl, on traitait le résidu composé d’iridium et de chlorure alcalin par de l’eau tiède; on évaporait les eaux de lavage et on calcinait légèrement le chlorure de potassium résiduel; on réduisait de nouveau le métal dans l’hydrogène. Le rapport du poids de l’iridium à celui du chlorure de Ir3
potassium conduit au nombre moyen : Ir= 192,68.
2» Dans le cas du chlorure Ir’^Gl'''.6Azfl*Gl, on se bornait à prendre le poids de l’iridium qui restait comme résidu, et on le comparait au poids du sel primitif. Le I|.3
rapport cAzlDGl nombre moyen : Ir=: 192,82.
La moyenne de ces deux déterminations donne, pour la masse atomique de l’iridium, le nombre 192,750, qui diffère très peu du nombre 192,744 obtenu par Seubert, et calculé pour H =1.
En 1891,.Seubert, après discussion des résultats obtenus parles divers auteurs, proposa le nombre 192,50 {Liehig's Ann. der Chem., t. GGLXI, pp. 272-279).
Dans la rédaction de cet ouvrage, nous avons pris pour valeur de la masse atomique de l’iridium le nombre arrondi :
Ir 192,50.
et nous avons employé, pour les masses atomiques des autres éléments, les nombres les plus récemment calculés par Meyer et Seubert en fonction de H =1,00 et de O = 15,96.
Valence de l’Iridium :
L’iridium semble fonctionner comme divalent dans le sous-chlorure IrGP, dans le protoxyde IrO, dans certains sulfites doubles, etcomme hexavalentdans l’acide iridique IrO*. Mais ces combinaisons sont mal définies et peu connues.
Dans ses combinaisons les mieux définies et les plus étudiées, l’atome d’iridium joue toujours le rôle d’élément télravalent, et sa molécule Ir* y est hexavalente.
Tétrachlorure d’iridium :...
Bioxyde d’iridium :...
Sesquichlorure d’iridium :...
Sesquixoyde d’iridium :...
IrGD = [Gl* = Ir = Cl*]
IrO* = [O = Ir = O ]
Ir*Cl« = [Cl* s Ir — Ir = Cl*]
lr*0* = [O = Ir — Ir = O ]
E. LEIDIÉ.
IRIDIUM