IV. — Dérivés dichlorotétrapyridinerhodiques
I. — Les dérivés purpuréorhodiques sont de la forme (Rh^.lOAzH*.X') = (X®.Rh*. 10 AzH®)X* ; X y représente un élément monovalent comme Cl, Br, I, ou un radical monovalent comme [AzO^] ou [AzO“]. Sur ces six atomes ou radicaux monovalents, quatre seulement peuvent être remplacés par quatre autres éléments monovalents ou deux autres éléments divalents, etc. ; les deux autres font partie intégrante d’un radical tétratomique complexe chloré : (ClLRhMOAzH'')''', bromé : (Br*.RhMOAzH')‘'', iodé : (l^RhMOAzIP)"’, nitrité : ([AzO®]LRhMOAzIP)‘'’, ou nilraté : ([AzO’]^RhMOAzIP)''’, et ne peuvent en être chassés que par la destruction de ce radical, ou tout au moins par suite d’un changement complet dans sa constitution.
Suivant la nature de l’élément lié au radical, on aura donc cinq sortes de sels:
(A.) Sel» clilopopurpurcorliodiques : (CP.RhMOAzH®)X*.
(B.) Sel» bponiopiippiiréorbodiqiie» ; (BrLRhMOAzH’)X*.
(1) Au moment de tn ditcouverle des dérivés ommemiacaux du cobalt, on n’avait aucune idée sur leur constitution, et l'reuiy, pour les dénonimor, s’était servi do noms empruntés à leurs coloratiiins respeciives.
Bien que cette nomenclature ne puisse s'appliquer aux composés correspomlanls du rhodium qui sont presque coiuplètemoiit iiicoloris, Jorgeusen a conservé en partie ces dénominations.
Nous n'avons pas jugé que nous étions en droit de changer les dénominations attribuées par Jorgensen à ces composés en leur donnant des noms plus rationnels, tels que ceux que 1‘almaër a donné récemment aux bases ammoniacoiridiques analogues. Nous avons respecté les idées de Jorgensen et suivi sa classification pus à pas. — (Note du rédacteur.)
(C.) â»cls iodopnrpuréophodiqaes : (lM{hMOAzIl^.)X*.
(D.) Sel» iiitrilopuppiipéophodique» (ou xanthorhodiques) :
(2 AzOMUiMO AzlF)X‘.
(E.)ScIs nitentopuppuréophodiques : (2Az0\[{hM0, AzH')X‘.
II. — Les dérivés roséorhodiques sont des dérivés de la forme (RhMO AzIP,2 IPO)X“ dans lesquels X représente un élément monovalent. Ces six éléments peuvent tous être facilement remplacés par d’autres éléments proportionnellement à leur valence; aucun d’eux n’est lié au groupe (Rh’.lO AzH^.2 H*0). Le radical roséorhodique est hexavalent.
III. — Les dérivés lutéorhodiques (') renferment douze molécules d’ammoniaque. Ils sont de la forme (RhM2AzIP)X®, X représentant un élément monovalent Ces six éléments peuvent tous être échangés par voie de double décomposition, c’est-à-dire qu’aucun n’est lié au groupement (RhM2 AzIP).
Le radical lutéorhodique est hexavalent. Jorgensen dans ses derniers travaux a dédoublé leur formule et les a écrits (Rh.6 AzlP). Nous avons maintenu la formule double, pour donner plus d’uniformité à l’exposé de ses travaux.
IV. — Les dérivés dichlorotétrapyridinevhodiques appartiennent au type (RhMOAzlP.CP) = (CP.Rh’.IO AzII-^lCP analogue en principe à celui des composés purpuréorhodiques, mais qui en diffère en ce que sur les six atomes de chlore qu’ils renferment, quatre au lieu de deux font partie intégrante du radical, et qu’il contient huit molécules de pyridine au lieu de dix molécules d’ammoniaque; leur radical est divalent. Ils n’ont donné jusqu’à présent qu’une seule série de dérivés, qui sont les sels de dichlorotétrapyridinerhodium : (CP.RIP. 8[C'^IPAz])XL
Pour Jôrgensen, les sels purpuréorhodiques posséderaient en partie la fonction d’amines primaires, en partie la fonction de sels métalliques; les sels roséorhodiques seraient à la fois des amines primaires et des oximes primaires : dans cette dernière fonction l’oxygène y serait tétratomique comme le soufre dans les sulfines ; les sels lutéorhodiques ne posséderaient qu’une seule fonction, celle d’amines primaires.
Les combinaisons ammoniacales du rhodium offrent avec celles du chrome, du cobalt et de l’iridium un parallélisme presque absolu, ce qui constitue entre ces métaux un point de rapprochement important au point de vue de la classification.
Jorgensen a fait dériver ses composés chromiques, cohaltiques, rhodiques, de deux atomes de métal Cr%Co®, RIP; Palmaér a fait dériver les composés iridiqiies d’un seul atome Ir.
(1) L .1 découverte des sels lutéorhodiques est postérieure à celle de leurs analogues, les sels lutéocliromiques (CrM2AzH’)X* et luléocobaltiques (CoM2AzH3)X‘. Jôrgensen n’a pas jugé à propos de donner aux sels lutéorhodiques une furiiiule analogue (HhM2 Azll’)X‘; il l’a dédoublée et écrite : (llh.ü AzH’jX’. Comme ces composés dérivent du sesquichlorure Rb’CI* et du type roséorhudique, nous avons maintenu pour le rhodium la notation primitivement donnée aux sels correspondants du chrome et du cobalt.
IIIIÜDIUM.
Les dérivés purpiiréorhodiques correspondent aux dérivés pentamineiridiques;
Les dérivés roséorliodiques correspondent aux dérivés aquopentaini neiridiques ;
Les dérivés lutéorliodiques correspondent aux dérivés hexamineiridiques.
La concordance entre les deux nomenclatures, celles de Jôrgensen et celle de Palinaër, aété indiquée à l’article/rtdtuwt (Voir Dérivés ammoniés de l’iridium).