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Prisme quadratique

Forme des cristaux ; m (HO), /)'/»(Hl).

Mcsiirés^^

Calculés. Nordciiskiold. Bodewif.

6V. i'A(lll)(lTl). Fond. *138.40 *138.28

l/V.6'/.(lll)(llT). 59.54 » »

w ÔV. (IIO) (lll). 119.57 119.55 120.3

(Nordenskiüld, Bodewiit, Grolh. Zeit. fur Kryst. und Minerai., 1 . 1, p. 7B.)

II. Fines aiguilles du système quadratique portant les faces du prisme et celles de l’octaèdre.

Calculés. Mesurés.

mm . > 90» 02'

m bi . » 120» 25'

bibi . 138» 3' 137» 54'

(Joannis, Compt. rend. Acad, des Sciences, t. XCV, p. 295.)

CHLOROPALLADITE D'AMMONIUM.

PdCB.2 AzH*Cl.

On le prépare comme le cliloropalladite de potassium, en ayant soin d’éviter que les liqueurs ne soient trop acides, sans quoi la cristallisation ne s’effectue pas, les deux chlorures restant dans la solution à l’état libre.

Prismes à quatre pans anhydres(Tli. Wilm), vert foncé, chatoyants et possédant le brillant du bronze, solubles dans l’eau avec une coloration brun foncé, légèrement solubles dans l’alcool étendu, insolubles dans l’alcool concentré. Ils fournissent, par calcination et réduction dans l’hydrogène, du palladium cristallisé métainorphiquement, très spongieux et, par suite, éminemment propre aux expériences dans lesquelles on a besoin d’une grande multiplication de surface

(t) Ces angles sont ceux que forment les faces entre elles; dans quelques notations on emploie les angles des normales ; il sulïirait alors de remplacer par leurs suppléments les angles ci-dessus énoncés.

Cette observation s’applique à toutes les déterminations cristallographiques qui figurent dans cel ouvrage et qui ont toutes été transformées dans le même système. (K. L.)

métallique (Wollaslon, Vaiiquelin, Kane, Fischer, loc. cit. ; Th. Wilm, Deut- Chem. Gesell., t. XII, p. H98).

CHLOROPALLADITE DE SODIUM. PdCF.2NaCl. — Prismes rouges, déliquescents, très solubles dans l’eau, légèrement solubles dans l’alcool. On le prépare comme le sel correspondant de potassium, dont il possède les propriétés (Wollaston).

CHLOROPALLADITE DE CŒSIUM, PdCP.2CsCl. — Aiguilles brillantes, d’un rouge brique foncé (Godeffroy, Jahresbericht fur Chem., 1876, p. 227; ibid., 1878, p. 237).

CHLOROPALLADITE DE BARYUM, PdGP.BaCl*. — Cristaux bruns, solubles dans l’eau et dans l’alcool étendu (Donsdorff, Pog(jend Ann., t. XIX, p. 336: Ann. Chim. et Phys. [2], XLIV, p. 241, 259).

CHLOROPALLADITE DE CALCIUM, PdCP.CaCP. — Aiguilles jaune brunâtre, déliquescentes, solubles dans l’eau et dans l’alcool (Bonsdorlî).

CHLOROPALLADITE DE MAGNÉSIUM. PdCP.MgCl*. — Aiguilles prismatiques, brunes, déli(|uescentes. solubles dans l’eau etdans l’alcool (Bonsdorff).

CHLOROPALLADITE DE GLUCINIUM, PdCP.GlCP,6II’O. — Cristaux tabulaires, d’un brun foncé, très bygroscopiques, solubles dans l’eau et dans l’alcool; desséchés à l’air, ils se décomposent (Welkow, Deut. chem. Gesell., t. VII, p. 38, 802).

CHLOROPALLADITE D’ALUMINIUM, 2 PdCP.APCF,20II’0. - Prismes brun foncé appartenant au système monoclinique, bygroscopiques, solubles dans l’eau, dans l’alcool, dans l’éther; ils abandonnent seize molécules (29,32 pour 100) d’eau à 130”-140° et les quatre autres molécules à une température plus élevée, mais à laquelle le sel se décompo.se (Welkow).

Détermination cristallographique^^^ :

Prismes clinorhombiques; faces observées:

ÿ'Hl-iü), ÿ'(dïo), o'(lOl), 4322).

(A. .Schrauf, in A. Welkow, Deut. chem. Gesell., t. VII, p. 802.)

CHLOROPALLADITE DE MANGANÈSE, PdCP.MiiGP. — Cristaux cubiques, d’un brun noirâtre, solubles dans l’eau et dans l’alcool (Bonsdorff).

(1) Voir la note de la page 43.

PALLADIUM

CHLOROPALLADITE DE NICKEL, PdCl*.NiCl*. — Il cristallise quelquefois en rhomboèdres brun verdâtre, quelquefois en prismes hexagonaux (Bonsdorff).

CHLOROPALLADITE DE ZINC, PdCP.ZnCl’. — Aiguilles radiées, d’un brun marron, très déliquescentes (BonsdorlT).

CHLOROPALLADITE DE CADMIUM, PdCl’.CdCP. — Fines aiguilles d'un jaune brunâtre, inaltérables à Pair (Bonsdorff).

CHLOROPALLADITE D'AMMONIUM ET DE MERCURE, PdCP.5AzH‘C1.2 HgCI. — Prismes octaédriques, jaune brun, qui n’abandonnent jamais tout le mercure qu’ils renferment, même lorsqu’on les réduit dans l’hydrogène au rouge vif (Th. Wilm, Deut. chem. GeselL, t. XIII, p. 1200, 1202).

Tous ces chlorures doubles se préparent de la même façon, par l’évaporation lente de la solution qui renferme le mélange des deux chlorures dissous.

Le chlorure palladeux forme également, avec quelques chlorhydrates d’amines, comme avec le chlorhydrate de méthylamine (Carey-Lea, Chemical News, l. YI, p. 66), avec ceux de triméthylamine et d’élhylamine (Reckenschuss, Ann. Cliim. et Phys. [3], t. XL, p. 233), des chlorures doubles analogues au chloropalladite d’ammonium.

CHLORURE PALLADEUX ET URÉE, PdCP.2(CH*Az*0). — On le prépare c» mélangeant les solutions aqueuses des deux chlorures très concentrées, mais aussi peu acides que possible ; le précipité est lavé avec une solution aqueuse d’urée, puis à l’alcool absolu, et séché.

C’est une poudre cristalline, brun jaunâtre, peu soluble dans l’eau ét dans l’acide chlorhydrique, insoluble dans l’alcool et dans les dissolutions aqueuses d’urée.

Ce composé est un vrai chlorure double, car l’acide azotique et l’acide suifhydrique le dédoublent en donnant respectivement de l’azotate d’urée et du sulfure palladeux. Une ébullition prolongée avec une grande quantité d’eau le détruit; par suite d’une décomposition secondaire de l’urée en carbonate d’ammoniaque et eau, il se forme des chlorures d’ammonium, de palladoammonium et de palladodiammonium. Chaufl'é à siccité avec un excès de chlorure palladeux, il donne du biuret et du chlorure de palladoammonium. Chauffé avec du glycocolle, il donne de l’acide amido-acétique, mais pas d’acide hydanto'ique (Dreschel, Journ. fur prackl. Chem. [2], t. XX, p. 469).

SESQUICHLORÜRE DE PALLADIUM.

Le sesquichlorure de palladium n’a pas encore été isolé.

H. Sainte-Glaire Deville et Debray ont obtenu, en traitant le chlorure de palladoammonium ou celui de palladodiammonium par le chlore ou par l’eau

régale en présence d’un grand excès de chlorhydrate d’ammoniaque, un composé possédant pour formule brute Pd^(AzIP)*Cl®. Ils l’ont décrit comme un sesquichlorure ammoniacal Pd-Cl®.4AzIP, analogue aux chlorures ammoniacaux de zinc ou d’argent, et dérivé d’un sesquichlorure de palladium Pd^CP inconnu à l’état de liberté.

On doit considérer ce corps comme une combinaison du chlorure de palladodiammonium avec le chlorure palladique {Voir p. 111) :

Pd^CP. i .VzIP = (Pd(AzHy Cl». PdCl*).

CHLORURE PALLADIQUE.

PdCP.

Le chlorure palladique PdCl* n’a pas encore été isolé : on le connaît seulement à l’état de combinaison, soit avec l’eau et l’acide chlorhydrique, soit avec d’autres chlorures basiques.

Lorsqu’on additionne la dissolution concentrée de chlorure palladeux d’eau régale ou d’eau de chlore, on obtient une dissolution brun noirâtre dans laquelle on peut caractériser la présence du chlorure palladique par la formation du chloropalladate de potassium. Mais cette dissolution n’est pas stable ; si l’on en chasse le chlore, ou si l’on détruit Peau régale en l’évaporant à sec, ou si on l’étend de beaucoup d’eau bouillante, elle perd du chlore et se transforme en chlorure palladeux.

CHLORURES DOUBLES ou CHLOROPALLADATES.

On prépare les chloropalladates en faisant passer un courant de chlore dans la dissolution concentrée du chloropalladite correspondant.

CHLOROPALLADATE DE POTASSIUM.

PdCP.2KCl.

Préparation. ■— On l’obtient : 1° en additionnant d’eau régale la dissolution concentrée de chloropalladite de potassium ; 2" en saturant de chlorure de potassium la dissolution de palladium faite dans l’eau régale, ou dans l’acide chlorhydrique en présence du chlore; 3“ en faisant passer un courant de chlore dans la dissolution de chloropalladite de potassium saturée à chaud. Les dissolutions sont évaporées à sec pour chasser l’excès d’acide ou le chlore ; le précipité rouge (jui se forme est lavé à l’eau chargée de chlorure de potassium, puis à l’eau glacée (Berzelius, Fischer, loc. cit. ; Croft, Chem. Notes, t. XVI, p. 53; Thopsoë, Jahresberichl, 1870, p. 393).

Propriétés. — Il cristallise comme les sels correspondants du platine et de l’iridium en octaèdres réguliers dérivés du cube; ceux-ci sont d’un rouge ci-

PALLADIUM

“‘ibre, ils deviennent noirs sous l’action de la chaleur et redeviennent rouges par refroidissement (Croft); leur densité est égale à 2,738 (Tliopsoë). Soumis à une température élevée, ils ne fondent pas, mais subissent une série de transformations d’abord en chlore et chloropalladite de potassium, puis, par des- Iruclion de celui-ci, eu chlore, chlorure de potassium et palladium; chauffés dans un courant d’hydrogène, ils sont facilement réduits en palladium et chlorure de potassium.

Le chloropalladale de potassium est très faiblement soluble dans l’eau froide ; la dissolution l'enferme le palladium pour la plus grande partie à l’état de chloropalladite et pour une très faible proportion à l’état de chloropalladate. L’eau, en effet, lui fait subir une véritable dissociation en chlore et chloropalladite de potassium; à froid, l’action est très faible; à l’ébullition, et surtout si la dissolution est peu concentrée, la décomposition finit par être totale, le chlore étant éliminé au fur et à mesure de sa production : on peut toutefois le faire cristalliser dans l’eau en le chauffant avec ce liquide, en vase clos, à la température de 100" ; une partie se dissocie et la dissolution reste colorée par du chloropalladite de potassium ; le reste qui se trouve en présence d’un excès de chlore sous pression cristallise par refroidissement. Cette action de l’eau u’est pas toujours aussi simple : dans les solutions moyennement concentrées et acidulées par de l’acide chlorhydrique, elle a bien lieu suivant la formule théorique ;

PdCl*.2 KCl = PdCl’.2 KCt-f 2 Cl.

Mais,si la dissolution est très étendue et neutre, il se fait une réaction secondaire qui donne naissance à de l’acide chlorhydrique et à du palladium, èt qui probablement s’effectue en deux phases de la manière suivante :

2 (PdCl*.2 KCI) + H^O =. PdC1^2 KCl -f PdO -f 2 KCl 4- 2 HCl -f A Cl.

PdO + 2 HCl = Pd-P-H^O-f 2C1.

Le chloropalladate de potassium est soluble sans décomposition dans l’acide chlorhydrique chaud, qui l’abandonne par refroidissement ou par évaporation ; il est insoluble dans l’eau saturée de cblorure de potassium ou d’ammonium; c’est même là un moyen commode de recueillir de petites quantités de palladium, mais à condition que la solution d’où on le précipite par le chlorure de potassium soit neutre; il est insoluble dans l’alcool froid; l’alcool cbaud le décompose et se transforme lui-même en un produit de substitution chloré; traité par l’ammoniaque aqueuse, il donne lieu à un dégagement d’azote par suite delà réaction du chlore sur l’ammoniaque; l’ammoniaque en excès le transforme en chlorure de palladoammonium.

Calculé. Thopsoë.

Pd. 106.00 26,7.5 26,62

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