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OH

Hydrate d'oxyde de palladoammonium.

2“ Supposons que dans le palladoammonium les deux valences restées libres soient saturées non plus par deux éléments monovalents, mais par deux autres

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ammoniums ayant perdu chacun un atome d’hydrogène, nous aurons un nouveau radical ; le palladodiammonium , qui, lui aussi, sera divalent et pourra former un chlorure, un o.vyde, des sels, etc., comme le palladoammonium :

P, / AzH3 - AzH3— / AzlP — AzH3 — Cl

\ AzH* - ^zH3— \ AzH 3 — Az H-^ - Cl.

Ptilludodjammonium. Chlorure de pallarlndiammuniuin.

II. — Les amines, qui résultent de la substitution d’un radical alcoolique à l’hydrogène de l’ammoniaque, se comportent de la même façon vis-à-vis du palladium :

C^H’Az - Cl C^H’Az — Cl.

Chlorure de palladoéthylainmoniuni.

C«H’Az — Cl C6H'Az — Cl.

P / C^H’Az — AzH» — Cl \ C^H ’Az — A zH3 —Cl.

Chlorure de palladoammoniumdthylainmoiiium.

/ C^H’Az-CWAz -Cl.

‘^“\C*H7Az-C^H’Az-Cl.

Chlorure de p^aîlado-diélhyl-

11 en est de même pour les diamines. Tel est le chlorure palladoéthylènediammonique :

[Pd(C*H*)Az*H*)®]Cl*.

Tels sont les dérivés ammoniés les plus connus du palladium. On voit qu’ils sont loin d’être aussi nombreux que ceux delà série du platine. On a toutefois préparé un sel, le trichlorosulfite de palladotriammonium [Pd(CFSO^)AzH*)^] analogue à l’un des sels que Birnbaum a décrits pour le platine.

III. — IV. — Les phosphines et les arsines se comportent comme lesamines, leurs analogues :

Pd

/Ph(C2H“F-CI \ PhfC^H^F —CI.

Chlorure de palladotriéthylphoephonium.

Pd

/ As(C=H»)3 —Cl \ As(C*H'')’ - Cl.

Chlorure de pallado-

triéthylaraium.

V. - A la suite de ces combinaisons dérivant du chlorure palladeux, c’està-dire du palladium divalent, viennent s’en ranger d’autres qui dérivent du chlorure palladique, c’est-à-dire du palladium tétravalent. Tels sont les composés palladipyridiques :

[Pd(C5H5Az)5]Cl*. |Pd(C°HSA z )»]CPBr^

Chlorure de Chlorobromure de

polladipyridinium. palladipyridiniuiu.

La constitution de ces bases rapproche le palladium du platine : elles sont, en effet, les analogues des bases de Reiset ; la palladamine correspondant à la deuxième base de Reiset, et la palladodiamine à la première. On ne connaît

PALLADIUM

pas encore, dans l’histoire chimique du palladium, de composés correspondant soit aux hases de Gerhardt, soit aux sels de Blomstrand, de Clève, de Ræwsky, etc.

On ne connaît pas non plus de dérivés correspondant soit aux bases de Oros, soit aux dérivés ammoniés de l’iridium de Palmaër, soit aux dérivés ammoniés du rhodium de Jôrgensen, dans lesquels une partie soit du chlore, soit du radical qui achève la saturation, fait partie intégrante de la molécule ammoniacale complexe ; dans les dérivés ammoniés du palladium, tout le chlore peut faire double décomposition avec les sels d’argent, le radical ammonié restant combiné au radical de l’acide du sel d’argent ; c’est ce qui différencie le palladium de l’iridium et du rhodium.

Le palladoammonium, le palladodiammonium, pas plus que les radicaux palladométhylammonium, palladophénylammonium, etc., ne sont connus à l’état de radicaux isolés.

Les travaux de H. Müller auxquels nous renvoyons dans le cours de cet ouvrage se trouvent : Ann. der Chem, und Pharm., t. LXXXVI, p. 341-368; •fourn. für prackt. Chem. [1], t. LIX, p. 29-51 ; Chim. et Phys. [3], t- XL, p. 321-327 ; Inaugural dissertation, Gôttingen (1853).

VI. — Enfin les sulfines ou éthers sulfhydriques neutres, donnent aussi les dérivés comparables aux précédents dans lesquels l’éther sulfhydrique remplace l’ammoniaque :

Pd[(CH^)^SpGP. PdL(C*H»)«S]2Br^

Chlorure de Bromure de

lialladoniethylsullinc. luIUdoliulylsulfme.

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