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représente e.xactement l’absorption de chaleur qui se produit au moment du mélange des dissolutions d’azotate d’ammoniaque et de carbonate de potasse. La double décomposition est donc totale, l’acide fort s’unissant intégralement à la base la plus forte.
La condition nécessaire et suffisante pour qu’on puisse constater l’existence de ces doubles décompositions, c’est qu’il y ait uu écart suffisant entre les deux différences N — Ni et N' — N'j.
Quand l’un des quatre sels est beaucoup plus altérable par l’eau que les trois autres, les variations de sa chaleur de combinaison sont approximativement égales à sa chaleur de dilution (p. 303). Les quantités N, N', Ni, n’éprou-
vaut, par suite, que des changements insignifiants par la dilution, la quaiiliié N'i variera considérablement. La variation de l’une des quantités Ki ou K sera de même représentée par la chaleur de dilution du sel le moins stable, et la différence Ki — K deviendra égale cà la chaleur de dilution du sel le moins stable; une discussion convenable des chiffres qui représentent les chaleurs dégagées par le mélange des deux couples réciproques permettra donc de décider dans quel cas il y a double décomposition. Soit le mélange des deux couples réciproques suivants :
SohNa (1 éq =2 lit.) -f C^IPZnO* (1 éq. = 2 lit.) dégage. + 0Cai,45
/ SO‘Zn (t éq. = 2 lit.) + C'H^.XaO^ (1 éq. = 2 lit.). — 00=1,34
d’où:
K, K = (N — Ni) — (N' — N'i) 4- 0Cai,79
Or la dissolution de l’acélate de zinc par l’eau, qui dissout le sulfate de soude, dégagerait-)-0,50, et la dilution correspondante du sulfate de soude, —0,07. La somme de ces deux quantités diffère peu du nombre e.xpérimenlal 0,45, d’où il suit qu’il n’y a pas d’aclion réciproque sensible. La dilution du sulfate de zinc et de l’acétate de soude dégagerait respectivement -)- 0,10 et -f- 0,02. L’écart entre la somme de ces deux nombres et la valeur — 0,34 fournie par l’expérience atteste une décomposition avancée.
Si l’on opère avec des solutions beaucoup plus étendues d’acétate de zinc, leur mélange avec le sulfate de soude dissous ne produit qu’un effet insignifiant. Quand ce sel est au contraire en dissolution concentrée, il dégage toute sa chaleur de dilution, qui est supérieure à la somme des trois autres. Les déterminations suivantes font ressortir ce phénomène d’une manière frappante :
( C4PZn04 (1 éq. = 10 lit.) -j- S0*Na (1 éq. = 2 lit ) dégage. — o'og ) Ki — K
( CTMaO^ (1 éq. = 2 lit.) -|- SO‘Zn (1 éq. = 10 lit.). — 0,12 i + 0,03
^ C4PZn0‘ (1 éq. = 2 lit.) -f- SOLNa (1 éq. 10 lit.). -P 1,09 ) , 09
( C^H4Na0‘ (1 éq. = 10 lit.) + SO^Zn (1 éq. = 2 lit.). + 0,00 ) ’
La transformation de l’acétate de soude en acétate de zinc est accusée par les divergences des deux valeurs de la différence K, — K. Elle est sensiblement nulle pour une concentration différente, par suite de la variation de la chaleur de formation de l’acétate de zinc sous l’influence de la dilution. Nous avons insisté sur cette disemssion délicate, parce qu’elle offre un remarquable exemple des méthodes ingénieuses à l’aide desquelles M. Berthelot a dévoilé le ipécanisme des actions les plus compliquées (1).
(I) MécanUiue chimique, t. I", p. 72 et suiv.