‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 1er cahierChapitre 77 sur 171 · H + IO“K · texte numérisé non relu

H + IO“K

Bioxalate de soude.

+ VsCLXa^Qs

Bitarirate de soude.

VsCSHW^ + i/sCWMaaO'®

Biacétate de soude.

C‘H‘0* (solide) + CdH^NaO*

Triacétate de soude.

2C*H^O* + C^H^NaO*

Sulfate de potasse et de magnésie.

SO*K + SOLMg

— et de zinc.

SO<K + SO<Zn

— et de manganèse-

S04v + SO*Mn

— et de cuivre.

S04v 4- SO*Cu

Sulfate de soude et de zinc.

SO*Na -f SO*Zii

— et de manganèse.

SO*Na -f SO‘Mn

Cyanure de mercure et de potassium..

HgCy -f IvCy

— d’argent et de potassium.

AgCy -1- KCy

i. — ACTION DE LA CHALEUR SUR LES SELS.

1° Sels anhydres.

La plupart des sels anhydres fondent sous l’action d’une température élevée; ils éprouvent la fusion ignée.

Soumis à une chaleur plus intense, ils se détruisent généralement. Quelquesuns résistent aux températures de nos fourneaux; de ce nombre sont les carbonates alcalins, les sulfates alcalins et alcalino-lerreux, les phosphates, lesborates et les silicates.

Les sels se décomposent sous l’action de la chaleur, suivant deux mécanismes bien distincts. Toutes les fois que la décomposition du sel correspond à un phénomène exothermique, elle s’effectue complètement à une température constante. La réaction n’étant pas réversible, la décomposition est sans limites. Quand les composants tendent à reproduire le composé dont ils dérivent par leur simple contact, cette régénération tendra à limiter la décomposition; il s’établira un état d’équilibre entre ces deux actions inverses, état variable avec la température, la pression et les proportions des corps réagissants.

Donnons quelques exemples de ces deux ordres de phénomènes :

Décompositions sans limites. — Un composé ternaire peut se décomposer avec dégagement de chaleur, bien que sa formation, à partir des éléments, soit

elle-iuêine exothermique. M. Berüielot a montré qu’il en est ainsi, parce que « la décomposition de ces combinaisons n’est pas réciproque avec leur formation » ; ce n’est pas un phénomène réversible. Ainsi l’azotite d’ammoniaque se décompose en donnant de l’eau et de l’azote au lieu de se résoudre en ses éléments.

Développons ce point de vue par l’étude de la décomposition explosive de l’oxalate d’argent :

La formation de l’acide oxalique dissous dégage. 194,7

La formation de l’oxyde d’argent, à partir des éléments,

dégage. -1- 7,0

L’union de l’acide oxalique et de l’oxyde d’argenl dégage. + 25,8 Total..-. 277,5

La décomposition brusque de l’oxalate d’argent, en acide carbonique et argent, dégage elle est égale à la différence entre la somme des chaleurs de formation de l’acide carbonique, et de l’eau produite au moment de l’explosion, et la chaleur de formation ci-dessus. On a donc:

Cette décomposition est, d’après l’heureuse expression de M. Berthelnt, une véritable combustion interne de l’acide oxalique par l’oxygène de l’oxyde d’argent.

Un sel peut se détruire de plusieurs façons sous l’action de la chaleur. La décomposition bien connue de l’azotate d’ammoniaque, offre un exemple remarquable de ces transformations multiples; la réaction peut s’accomplir de cinq manières différentes :

1° AzO®,AzH3 fondu = AzW-f-^H^O^ gaz., dégage. + 25

2» Id. = Az2 -j- 02 -L 2H202 gaz . +43

3» Id. = Az+Az02 + 2H202</azr. + 0

4» Id. == 1 Va Az + Va Az0‘ + 2H202 gaz. + 31

5“ Id. = AzO^H + AzRs. —38

La dernière réaction, qui est endothermique, ne se produit d’ordinaire que sur le sel soumis à un échauffement lent. Sous l’effet d’une chaleur brusque, un certain nombre de réactions exothermiques se produisent simultanément. La plus explosive est celle qui correspond au dégagement de chaleur maximum ; mais par contre elle exige une température initiale plus élevée (Berthelet). De là, ces différences si grandes dans l’explosion des matières détonantes, selon les pror cédés mis en œuvre pour provoquer leur décomposition.

Généralement, la vitesse d’une décomposition exothermique s’effectue avec une vitesse constante pour chaque température, et d’autant plus rapide que la température est plus élevée. M. Berthelet a vérifié cette loi pour le formiate de baryte ; la vitesse de la réaction est deux fois plus grande à 330 qu’à 250 de-

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