FORMULE
Na0 2 ,Az 2 0 10
Chaleurs spécifiques.
Chaleurs molé culaires.
To H-0 3 . 100 H 2 oT 2000 moT températures
La chaleur de dissolutionjde l’azotate de soude, vers 15 degrés, dans 200IPO 2 , est égale à — 4,7 (Berthelot), à — 5,0 (Graham, Thomsen), à — 4,8 (Favre),
Laformation de l’azotate de soude dissous, depuis l’acide et la base dilués (1 éq. =5 2 lit.), dégage -|- 13 Cal ,7 (Berthelot, Thomsen).
Laformation du sel solide, depuis l’acide hydraté et la base hydratée, tous deux solides, dégage-f-36 Cal ,4. Depuis les éléments, on a : Az-j-0 G -j-Na dégage + 88Cai ? 9 (Berthelot).
Les dissolutions d’azo tate de soude absorbent , sous le môme volume et dans les mêmes circonstances, à peu près autant d’ammoniaque que l’eau pure. Le sel sec n’absorbe pas d’ammoniaque en quantité appréciable (Raoull).
L’azotate de soude fond à 310°,5 d’après Person, à 313 degrés d’après Schaffgotsch, et se prend par le refroidissement en une masse blanche. Le point de fusion d’un mélange à équivalents égaux d’azotates de potasse et de soude s’abaisse à 226 degrés. D’après M. Maumené, si l’on ajoute à ce mélange un poids •égal d’azotate d’ammoniaque, la masse ne se solidifie plus qu’à 136 degrés; en doublant la proportion d’azotate d’ammoniaque, le point de solidification s’abaisse
jusqu’à 122 degrés. Le mélange à poids égaux d’azotates de soude et d’ammoniaque ne se prend en masse qu’à 114 degrés; l’addition d’azotate de manganèse en abaisse encore le point de solidification jusqu’à 76 degrés.
A une température plus élevée, l’azotate de soude dégage de l’oxygène en se transformant en azotite. Au rouge, il perd de l’oxygène, de l’azote et un peu d’acide hypoazotique, en laissant un résidu d’oxyde de sodium.
Les dissolutions aqueuses d’azotate de soude font la double décompositioa avec le sel ammoniac et certains composés du potassium tels que le chlorure, le carbonate et le sulfate.
Les propriétés oxydantes de l’azotate de soude sont les mêmes que celles de l’azotate de potasse.
Préparation. — L’azotate de soude provenant des nitrières du Pérou contient généralement 94 ou 95 pour 100 d’azotate réel, mélangé à quelques chlorures et à quelques sulfates ; il retient en outre 2 à 3 pour 100 d’eau hygrométrique. Voici la composition moyenne des échantillons commerciaux (1) :
Nitrate de soude. 96,00
Chlorure de sodium. 1,00
Sulfates solubles. 0,50
Matières insolubles. 0,25
Eau. 2,25
On le débarrasse à peu près complètement des sulfates, ainsi que de la moitié du chlorure, par un lavage à l’eau froide et un essorage à la turbine.
Pour obtenir l’azotate de soude chimiquement pur, on le soumet à une nouvelle cristallisation. On redissout le sel qui s’est déposé, et l’on verse dans la solution bouillante 1 dixième de son poids d’acide azotique de 1,35 de densité. Pendant le refroidissement, on remue coustamment la liqueur, afin d’empêcher la formation de gros cristaux. La poudre cristalline est lavée avec de l’acide azotique au dixième, puis on chasse l’excès d’acide par la chaleur.
Usages. — On utilise l’azotate de soude pour la préparation du salpêtre par double décomposition avec le chlorure de potassium. Il sert de matière première à la fabrication de l’acide azotique. On l’emploie encore dans la confection des engrais artificiels.
Azotate double de potasse et de soude.
On a vu plus haut que le point de fusion d’un mélange à équivalents égaux d’azotates de soude et de potasse s’abaisse jusqu’à219°,8 (Person) ou 226 degrés
(1) Dictionnaire de Wurtz, t. II, p. 550.
SODIUM
(Schaffgotsch). Voici, d’après Schaffgolsch, les points de fusion de mélanges en proportions diverses des deux sels :
KO.AzO 5 pour 100. 10 20 30 40 50 60 70 80 90
Ppinls de fusion.. 298° 281» 262° 244° 229° 230» 250» 280» 311»
Le mélange des dissolutions des deux azotates à un égal degré de concentration, produit une élévation de température (Winckelmann). Il semble résulter de laque ces deux sels se combinent, soit quand on mêle leurs dissolutions, soit quand on les soumet à la fusion ignée.
Cette conclusion s’accorde avec les expériences de Loose, qui. affirme avoir obtenu un azotate double en longues aiguilles d’un éclat soyeux, groupées en étoiles, par le refroidissement d’une dissolution de 1 partie d’azotate de soude et de 1 partie d’azotate de potasse dans 3 parties d’eau bouillante.
HYPOPIIOSPHITE DE SOUDE.
NaO,2HO,PhO + 2HO.
Tables nacrées rectangulaires, très déliquescentes et solubles dans l’alcool absolu.
L’hypophosphite de soude perd 8,07 pour 100 d’eau à la température ordinaire, en présence de l’acide sulfurique. A 200 degrés il perd encore 6,44 pour 100 d’eau. A une température plus élevée, il se décompose avec dégagement d’hydrogène phosphoré en laissant une masse blanche et poreuse, qui est un mélange à équivalents égaux de pyrophosphate et de métaphosphate de soude :
5(NaO,2HO,PhO) = PhH 3 + 2H + 2NaO,Ph0 5 + NaO,Ph0 5 .
En évaporant à sec la dissolution de l’hypophosphite en présence de l’acide nitrique, puis calcinant le résidu, Rammelsberg l’a transformé intégralement en métaphosphate.
Préparation. — On décompose l’hypophosphite de chaux par le carbonate de soude et l’on évapore dans le vide la dissolution alcoolique (H. Rose).
On peut remplacer l’hypophosphite de chaux par le sel de baryte, ou bien saturer une dissolution d’acide hypophosphoreux par le carbonate de soude ; la liqueur abandonnée sous une cloche en présence d’acide sulfurique, laisse une masse cristalline très efflorescente (Rammelsberg).
ENCYCLOPÉDIB CHIMIQUE.
PHOSPHITES DE SOUDE.
On a décrit le phosphite acide, le phosphite neutre et le phosphite tribasique.