‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 2e cahier (volume 2)Chapitre 76 sur 99 · CARACTÈRES DISTINCTIFS DES SELS DE SOUDE · texte numérisé non relu

CARACTÈRES DISTINCTIFS DES SELS DE SOUDE

Les dissolutions des sels de soude ne forment de précipité, ni avec le chlorure de platine, ni avec 1 ’acide perchlorique, ni avec le sulfate d’alumine.

L’acide hydrofluosilicique produit un précipité gélatineux de fluosilicate de soude, dans les lessives concentrées de soude caustique.

L’acide tartrique ne précipite pas les sels de soude. Il ne forme pas non plus de précipité dans les lessives étendues de soude caustique. Mais dans les dissolutions concentrées de soude caustique ou de carbonate de soude, un excès d’une dissolution concentrée d’acide tartrique produit, au bout de quelque temps, un précipité volumineux de tartrate acide de soude, qui est parfois tellement épais que la liqueur se prend en masse.

Le bimétaantimoniate de potasse précipite assez rapidement les dissolutions concentrées des sels de soude. On accélère considérablement la formation de ce précipité, en frottant avec une baguette les parois du vase qui renferme la liqueur alcaline. Dans les dissolutions plus étendues, ce précipité n’apparaît qu’après plusieurs heures, et dans les liqueurs très diluées il ne se manifeste plus. L’antimoniate de soude qui se dépose est cristallisé en octaèdres, ou en prismes à quatre pans terminés par des pyramides. La dissolution du sel de soude doit être neutre, parce que les acides libres décomposent le bimétaantimoniate avec séparation d’hydrate d’acide antimonique insoluble. Quand on a affaire à une dissolution acide, il faut donc, avant d’ajouter le réactif, chasser l’acide libre par l’action de la chaleur s’il est volatil, ou bien le neutraliser par du carbonate de potasse. La présence d’une grande quantité de potasse dans le sel de soude, soumis à l’essai, ôte à la réaction beaucoup de sa netteté. Enfin, si la liqueur contient des oxydes terreux ou métalliques, il faut avoir soin de s’en débarrasser à l’aide de la baryte, avant d’y ajouter l’antimoniate de potasse. Ce réactif renferme, en effet, de la potasse et du carbonate de potasse libre qui précipiteraient les métaux des cinq premières sections.

Une dissolution A’hyperiodate basique de potasse forme, dans les dissolutions des sels de soude, un précipité à peu près insoluble dans l’eau froide.

Au chalumeau ou dans la lampe Bunsen, les sels de soude se reconnaissent aisément à la coloration jaune intense de la flamme. Cette coloration apparaît encore nettement en présence d’un grand excès de potasse. A la lueur de celte flamme, un cristal de bichromate paraît incolore, le papier enduit de biiodure de mercure présente une teinte d’un blanc jaunâtre. La flamme examinée à travers un verre vert est d’un jaune orangé.

Les sels de soude, notamment le chlorure, humectés d’eau, puis additionnés

d’alcool, qu’on chauffe légèrement et qu’on allume, communiquent à la flamme de celui-ci une coloration jaune qui n’est pas masquée par la présence de la potasse. •

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