‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 2e cahier (volume 2)Chapitre 79 sur 99 · MÉTHODE DIRECTE · texte numérisé non relu

MÉTHODE DIRECTE

On commence par évaporer à sec, puis calciner, avec les précautions indiquées plus haut, le mélange des deux chlorures dont on détermine le poids.

SODIUM

Cela fait, on redissout dans l’eau le résidu salin et l’on ajoute à la liqueur quelq ues gouttes d’acide chlorhydrique, de manière à le rendre franchement acide. On y verse ensuite un excès de chlorure de platine, afin de transformer les chlorures alcalins en chloroplatinates, puis on évapore au bain-marie, sans amener toutefois le liquide à consistance sirupeuse, ni à un degré de concentration tel que le chloroplatinate de soude cristallise par refroidissement.

On achève de précipiter tout le potassium à l’état de chloroplatinate, en additionnant la liqueur acide d’un volume égal au sien d’alcool à 75 degrés centésimaux, et l’on abandonne le tout au repos pendant vingt-quatre heures dans un vase bouché. La dissolution alcoolique doit être colorée en jaune par l’excès de bichlorure de platine. On recueille le précipité sur un filtre, on le lave à l’alcool et on le pèse après l’avoir desséché à 110 degrés, ce qui donne le poids de chlorure de potassium.

Pour déterminer directement le poids du chlorure de sodium, on évapore à sec la liqueur séparée par le filtre du chloroplatinate de potasse, puis on calcine le résidu au rouge sombre, jusqu’à décomposition complète du chlorure de platine ; l’addition d’une petite quantité d’acide oxalique à la matière favorise cette destruction. On reprend le produit de la calcination par l’eau qui dissout le chlorure de sodium; cette dissolution est évaporée à sec, et le résidu est calciné jusqu’à la température de la fusion du chlorure dans le creuset de platine taré.

On contrôle l’exactitude des opérations en faisant la somme des poids de chlorure de sodium et de chlorure de potassium trouvés dans l’analyse. Le nombre obtenu doit être égal au poids primitif du mélange calciné.

Celte méthode donne des résultats exacts pour la potasse, mais seulement approximatifs pour la soude. On perd, en effet, des proportions notables de chlorure de sodium pendant les deux évaporations et les deux calcinations. Il est possible cependant de rectifier cette détermination, en réservant une partie de la dissolution du mélange des deux chlorures. On en traite un volume déterminé par l’acide sulfurique, on évapore à sec et l’on calcine le résidu dans uii creuset de platine, de façon à tout transformer en un mélange de sulfates neutres que l’on pèse. On reprend les sulfates par l’eau, on acidulé la dissolution par l’aci de ch lorhydrique, et l’on précipite l’acide sulfurique.à l’état de sulfate de baryte dont on détermine le poids. On peut, à l’aide de ces deux dosages, obtenir par différence la somme des poids de la potasse et de la soude. En défalquant de cette somme le poids de potasse déduit de celui du chloroplatinate, on évalue la soude par différence. Les erreurs commises pendant toute la durée des expériences se trouvant ainsi reportées sur la soude, on ne peut obtenir pour celle-ci qu’une approximation grossière, quand elle est mêlée à la potasse en faibles proportions.

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