‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 2e cahier (volume 3)Chapitre 8 sur 107 · II · texte numérisé non relu

II

Liquide.

III j Oÿjo,65

Hg=‘K

Liquide mélangé

i ÎS!i>34

Hg^’K

de cristaux.

V i Sh.35

Hg="'»K 1

Pâteux.

VI j ‘ J [2,00

Hg‘='*K j

Solide.

Vit 3,40

Hg"K

Solide.

VIII 8,000 cuivre.

Solide.

IX 1 lf,\m

Solide.

X IHI 11,85

Hg=»K

Solide.

On voit que la chaleur de formation de ces amalgames augmente d’abord, passe par un maximum, pour diminuer ensuite. Ces variations sont dues, d après

M. Berthelet, à la dissolution d’un amalgame défini dans un excès de mercure liquide et à l’existence de plusieurs composés définis.

Le maximum correspond à l’amalgame cristallisé Hg^^K, dont la formation dégage2 à partir du mercure liquide. Le mercure étant regardé comme solide, on aurait2.

Le tableau précédent montre l’existence d’autres amalgames définis et solides. Si, en effet, on compare les valeurs de Q pour les amalgames de VII, VIII, IX, X à celles qu’on obtiendrait en considérant ces composés comme des mélanges de Hg®*K avec du potassium solide, on voit que l’addition du métal alcalin à chacun de ces amalgames dégage de la chaleur. De plus, ce dégagement n’est pas proportionnel anx quantités de potassium progressivement ajoutées, ce qui implique l’existence de plusieurs composés définis. Enfin l’addition d’équivalents massifs de mercure au potassium dégage des quantités décroissantes de chalenr, et pour les amalgames les plus riches en mercure cette quantité se rapproche de la chaleur de solidification du mercure, conformément à ce qu’on observe pour la chaleur de formation des hydrates salins les plus avancés à partir des hydrates simples.

M. Berthelet, par une discussion appi'ofondie des quantités de chaleur dégagées par l’addition progressive dn potassium à l’amalgame cristallisé Hg^^K, a été conduit à admettre l’existence de l’amalgame défini Hg^K(-j-27(^i‘’,l) et d’un troisième composé dont la formule est incertaine.

Le déplacement du potassium dans la potasse dissoute par le sodium amalgamé et la formation consécutive de l’amalgame cristallisé Hg^^K est conforme au principe du travail maximum. D’après les déterminations de M. Berthelet, la chaleur deformation de Hg^^K l’emporte de-|-'12*^®*,6 sur celle de Hg^^Na, tandis que la chaleur d’oxydation du potassium ne surpasse celle du sodium que de-|-4t^“',7. La chaleur d’oxydation du potassium amalgamé se trouve ainsi réduite à -|-48 calories, tandis que celle de l’amalgame de sodium atteint-[-56 calories. On voit qne « les affinités relatives des deux métaux alcalins libres pour l’oxygène sont interverties dans leurs amalgames ».

HYDRURE DE POTASSIUM, K^H.

L’absorption de l’hydrogène par le potassium a été constatée pour la première fois par Gay-Lussac et Thénard. Ils ont pu faire absorber au métal 57 fois son volnme d’hydrogène et ils ont émis l’hypothèse que si l’on parvenait à le saturer de ce gaz, il en absorberait 62 volumes, nombre qui correspondrait à la formation du composé K‘H.

Ces expériences ont été reprises par MM. Troost et Hautefeuille. Le potassium était placé dans une nacelle de fer au milieu d’un tube, muni d’un robinet à 3 voies, qui permettait de le faire communiquer soit avec une trompe de Sprengel, soit avec une source d’hydrogène pur et sec. L’absorption de l’hydrogène ne commence qu’à 200 degrés; elle est très lente, mais devient beaucoup plus rapide vers 350 ou 400 degrés.

Le potassium hydrogéné ressemble à l’amalgame d’argent ; il est très cassant. Au contact de l’air il s’enflamme immédiatement.

Chauffé au-dessus de 250 degrés dans le vide, il commence à se dissocier; les tensions de dissociation croissent d’abord lentement avec la température, puis rapidement à partir de 370 degrés :

Températures.

Tensions de dissociation du potassium hydrogéné.

C’est à 411 degrés que la tension atteint 760 millimètres, d’où il résulte que le potassium hydrogéné ne se forme à cette température qu’à une pression supérieure à la pression atmosphérique. La température la plus favorable à la préparation est de 300 degrés environ, parce que l’excès de pression du gaz hydrogène sur la tension de dissociation est considérable et que le potassium n’est pas volatil à cette température.

Le potassium hydrogéné se comporte comme l’hydrure de palladium; il peut, comme celui-ci, dissoudre de l’hydrogène, mais en quantité moins considérable. A 300 degrés et sous la pression de 760 millimètres, il n’absorbe que 40 volumes d’hydrogène. L’amalgame ainsi saturé donne des tensions supérieures à celles du tableau précédent et variables avec l’état de saturation de l’alliage. En extrayant du gaz, à l’aide de la trompe Sprengel jusqu’à ce que la pression de l’hydrogène devienne égale à la tension de dissociation normale, on peut obtenir à coup sûr un alliage de composition définie. MM. ïroost et Hautefeuille ont pu constater que dans le potassium hydrogéné, préalablement débarrassé du gaz dissous, un volume de potassium est combiné à 126 volumes d’hydrogène, ce qui conduit à la formule K^H, qui exige 124™’,6. Le léger excès de gaz trouvé tient à ce que le potassium employé renferme 3,4 pour 100 de sodium.

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