assez faible
620,7. faible.
320,3. très faible.
421,6. forte.
420,2. très forte.
Ces raies sont celles qu’on remarque dans une observation grossière ; les deux dernières sont surtout très visibles et tout à fait caractéristiques. Il n’y a pas de différences entre les divers sels de rubidium au point de vue des réactions spectrales.
D’après Lecoq de Boisbaudran (I), on remarque en outre d’autres raies très faibles ; voici les longueurs d’onde des principales :
En première ligne, 572,4 et 565,0;
puis des raies difficiles à voir :
En outre, on remarque un faible éclairage du fond, qui commence vers la raie 605,9 et se perd vers 427.
D’après Kirchhoff el Bunsen, une goutte d’eau s’élevant à peine à 4 milligrammes et renfermant seulement 0“"“,0002 de chlorure produit encore d’une manière assez nette les deux raies principales.
La figure 4, empruntée à l’ouvrage de Lecoq de Boisbaudran, représente le spectre du rubidium sur une échelle arbitraire, tel qu’il apparaît lorsqu’on l’observe au spectroscope. La raie D du sodium correspond à la division 100. En outre, pour donner une idée de la grandeur absolue des longueurs d’onde caractéristiques, les principales raies sont reportées à la partie supérieure du dessin sur une échelle de longueurs d’onde (en millionièmes de millimètre). La raie D du sodium occuperait sur celte nouvelle échelle la division 589,2.
En général la présence des autres métaux alcalins n’empêche pas la recherche spectroscopique du rubidium ; toutefois, lorsqu’il est mélangé au cæsium, on doit prendre les chlorures de préférence aux carbonates, parce qu’avec ces derniers sels le spectre du rubidium serait moins net.
2“ Séparation. — Les procédés de séparation du rubidium et des métaux voisins ont déjà été indiqués au début de ce chapitre. On y reviendra plus en détail en traitant du cæsium.
(il Spectres lumi
«UBIDIUM ET COESIÜM.
3° Dosage. — Lorsque le rubidium est complètement séparé des autres métaux
on peut le doser facilement par précipitation au moyen du chlorure de platine, lavage rapide du chloroplatinate, et réduction par l’Iiydrogène.
L’analyse est ensuite achevée soit en pesant le platine, soit en reprenant par l’eau et dosant le chlore à l’état de chlorure d’argent, ou le rubidium à l’état de sulfate.
Dans le cas où le rubidium resterait mélangé seulement au potassium, pour éviter la séparation toujours longue des deux métaux, oh peut opérer par une méthode indirecte donnée par Bunsen :
Après précipitation par le chlorure de platine et réduction des chloroplatinates, on reprend par l’eau les chornres, on évapore et on pèse. Soit A leur poids. On précipite ensuite le chlore |iar l’azotate d’argent. Soient B le poids du chlorure d’argent obtenu, æle poids du chlorure de potassium, y celui du chlorure de rubidium, on a :
Ag + Cl , Ag + Cl ,.
K + Cl~ Ub+Cl ’
Des méthodes analogues peuvent être employées toutes les fois que le rubidium est mélangé à un sel des autres métaux, par exemple au cæsium.
Toutefois, comme l’a fait remarquer Grandeau (foc. cit.), la formule précédente n’est pas applicable dans le cas où les valeurs de a? et de y sont très différentes l’une de l’autre, ou pour de très petites valeurs de A,
nOBlDlUM ET COESIUM.