‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 2e cahierChapitre 9 sur 26 · CIO · texte numérisé non relu

CIO

SILICOTUNGSTATE DE RUBIDIUM (4 RbO,SiO%12 TuO’)

GodelTroy (2) a préparé ce corps en précipitant une dissolution de chlorure de rubidium par l’acide silicotungstique. On obtient un précipité blanc cristallin, qui a été desséché à 100 degrés et analysé. 11 est insoluble dans l’alcool.

1 partie de sel se dissout à 20 degrés dans 150 parties d’eau.

L’analyse a été faite en séparant, par l’ébullition avec du nitrate mercureux, l’acide silicotungstique à l’état de silicotungstale mercureux insoluble.

Le rubidium a ensuite été dosé dans la liqueur à l’état de chloroplatinate.

Analyse. Calculé. Trouvé.

4 RbO. 19,99 20,82

SiO*,12TuO’. 80,02 79,18

A la liste précédente, il convient d’ajouter plusieurs sels minéraux du rubidium, qui présentent d’ailleurs des propriétés très voisines de celles des composés correspondants du potassium :

Arsêniate.

(1) Ann. der. Ch. u. Pharm., t. CXXI, p. 123.

(2) Bei'ichte, 187G, p. 13113.

RUBIDIUM ET CCESIUM.

Fluoülicate.

Fluohorate.

Silicomolybdate.

Plalonitrite.

Enfin il faudrait passer en revue les chromâtes du rubidium qui ont été isolés, et les sels organiques de ce métal. L’étude de ces combinaisons devant trouver sa place dans une autre partie de cet ouvrage, on se bornera ici à une simple énumération des composés qui ont été décrits :

Chromate neutre.

Bichromate.

Chlorochromate.

Oxalate neutre.

Bioxalate.

Quadroxalate.

Oxalate double de cuivre et de rubidium.

Acétate.

Bitartrate.

Tartrate double de rubidium et de soude.

Tartrate double d’antimoine et de rubidium.

Tartrale double de fer et de rubidium.

Tartrate double de cuivre et de rubidium.

Citrate.

Benzoate.

Presque tous ces sels sont isomorphes avec les composés correspondants du potassium.

Analyse. — On traitera séparément des caractères qualitatifs des sels, de la séparation du rubidium et des métaux voisins ; enfin du dosage de cet élément.

1” Caractères qualitatifs. — On suppose que le rubidium est mélangé seulement avec des combinaisons des autres métaux alcalins, les méthodes générales permettant toujours d’isoler les autres corps, et même le lithium.

On emploie généralement les procédés suivants pour reconnaître le rubidium mélangé de sodium, potassium, cæsium et ammonium:

a. La précipitation du chloroplatinate et la dillérence de solubilité de ce composé, qui est beaucoup moins soluble que les chloroplalinates d’ammonium, de potassium et de sodium : toutefois ce procédé ne suffirait pas pour distinguer le rubidium du cæsium;

b. La différence de solubilité des bitartrates: ce moyen convient surtout pour séparer les deux métaux rares, comme on l’a indiqué plus haut à propos de leur extraction ;

c. La différence de solubilité des silicomolybdates de ces deux métaux: Parmentier a fait voir que, tandis que le silicomolybdate de rubidium est un peu soluble dans l’eau, celui de cæsium est complètement insoluble;

d. La précipitation du cæsium par le bichlorure d’étain,

e. Mais le caractère le plus sûr qui permette de reconnaître le rubidium est sa réaction spectrale. Sa constatation est rapide, et sa sensibilité assez grande uour

ej ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.

que des dissolutions môme étendues puissent se prêter à cette recherche. Les sels de rubidium portés dans la flamme d’un bec Bunsen, donnent au spectroscope les raies suivantes:

Longiueur d’ondo.

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