‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 2e cahierChapitre 8 sur 26 · SULFATE ACIDE DE RUBIDIUM · texte numérisé non relu

SULFATE ACIDE DE RUBIDIUM

Ce corps n’a pas été étudié; on admet sa formation, d’après les analogies, dans les mêmes conditions que le sulfate de potasse. Il fond au rouge naissant ; au rouge il abandonne la moitié de l’acide sulfurique qu’il contient pour donner du sulfate neutre.

ALUN DE RUBIDIUM (RbO.SO’+A1®0%3S0* + 24H0)

Il présente la même formule que l’alun de potassium, et se prépare de la même manière. On l’obtient souvent, comme on l’a vu précédemment, comme produit immédiat du traitement des minerais do rubidium. Ses cristaux, volumineux et brillants, sont des octaèdres réguliers ou des dodécaèdres. A -j- 17 degrés, 100 parties d’eau en dissolvent 2,27 (1), c’est-à-dire six fois moins que d’alun de potassium. Bunsen a obtenu également des sulfates doubles avec les sulfates de nickel, de cobalt, de magnésie. Ces composés renferment 6 équivalents d’eau, et sont isomorphes avec les combinaisons formées par le sulfate de potasse. Ils sont moins solubles que le sulfate de rubidium.

HYPOSULFATE DE RUBIDIUM (Rb0,S®0®)

Ce composé a été préparé par Piccard. Il est isomorphe avec l’hyposulfate de potasse, et présente des cristaux brillants appartenant au système hexagonal (2). Topsoë et Christiansen ont étudié ses propriétés optiques (3).

On n’a pas décrit d’autres sels du rubidium dérivés des acides du soufre. Bunsen a seulement observé que le métal s’enflamme dans la vapeur de soufre, mais on n’a pas fait l’analyse des produits de la réaction.

AZOTATE DE RUBIDIUM (RbO,AzO^)

Ce sel est anhydre. Il cristallise, soit, par refroidissement rapide, en aiguilles longues et confuses, soit, par évaporation lente de la dissolution, en prismes

(1) Settcrbcrg {loc. cil.) indique 1,42 partie.

(2) Hceren (dnn. lier Phys. u. Chem.,i. VU, p. 55) pense que l’hyposulfate de potasse dérive du système rliombique.

(3) Vidensk. Sehk. Skr. (5), t. IX, p. 662.

RUBIDIUM ET COËSIUM.

hexagonaux ou en pyramides dihexagonales. La figure suivante, empruntée au mémoire de Kirchhoff et Bunsen, représente la forme la plus générale.

Il décrépite violemment lorsqu’on le chauffe, fond au rouge naissant, et ensuite perd de l’oxygène en se transformant en nitrate et oxyde.

Sa solubilité dans l’eau est plus grande et augmente plus rapidement avec la température que celle du nitrate de potasse.

A 0" 100 parties d’eau dissolvent 20,1 parties de sel.

Il est encore plus soluble dans l’acide nitrique.

Analyse. Calculii. Trouvé.

RbO. 63,35 63,30

AzQs. 36,65 36,04

AZOTATE ACIDE DE RUBIDIUM [2(RbO,AzO^),5(AzO®,lIO) Poudre blanche insoluble dans l’eau (1).

CHI-ORATE DE RUBIDIUM (Rb0,C10^)

Reissig (loc. eit.) a obtenu ce sel par double décomposition au moyen du sulfate de rubidium et du chlorate de baryte. Il forme de petits cristaux blancs, prismatiques, solubles dans environ 20 fois leur poids d’eau à 20 degrés.

(1) Dittc, C.R., l. LXXXIX, p. 579.

ENCYCLOP. CUIM. S

L’analj'se a donné :

Calculé. Trouva.

Rb. 50,56 50,46

Cl. 21,01 20,91

PERCHLOnATE DE RUBIDIUM (RbO,CIO’)

Ce composé a élé préparé par Louguinine (1) par l’action de l’acide perchlorique sur le carbonate de rubidium.

On oblient un corps pulvérulent que l’on purifie par des cristallisations répétées dans l’eau bouillante.

Il est un peu plus soluble dans l’eau froide que le sel de potasse correspondant. Comme lui, il se décompose complètement au rouge en oxygène et chlorure de rubidium. Il paraît isomorphe avec le perchlorate de potassium.

Analyse. Calculé. Trouvé.

RbO. 50,74 50,55

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