‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 3e cahierChapitre 3 sur 92 · ENCYCLOP. CHIM · texte numérisé non relu

ENCYCLOP. CHIM

de la découverte d’Arfvvedson, Vauquelin (1) soumit à l’analyse un nouvel échantillon de pétalite ; il put cette lois isoler la lithine, et confirma les principaux résultats annoncés par Arfwcdson.

Berzelius, analysant, peu de temps après, la rubellite de Sibérie, y trouva à la fois de la lithine et de la soude.

Depuis cette époque, la lithine a été rencontrée dans un grand uombre d’espèces minérales et d’eaux naturelles. Grâce aux travaux de Kirchhotf et Bunsen sur l’analyse spectrale, on reconnut que cet alcali était presque aussi répandu que la soude; en même temps les procédés d’extraction se perfectionnaient, et les propriétés des différentes combinaisons étant mieux connues, on put les isoler à l’état de pureté et en faire une étude complète.

En 1855, Bunsen et Matthiessen (2) indiquaient un procédé commode pour isoler le lithium. Plus récemment, les travaux de Itammelsberg, Hermann, II. Muller, Mayer, Troosl et d’autres savants, ont peu à peu contribué à étendre nos connaissances sur ce sujet.

Les propriétés des sels de lithium font placer ce métal entre les alcalins et les alcalino-terreux ; il semble que cet élément joue dans la classe des métaux alcalins le même rôle que le magnésium dans celle des alcalino-terreux.

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