‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 3e cahierChapitre 46 sur 92 · SW · texte numérisé non relu

SW

Zn \

AzH* ( AzH*

AzH* ( Zn )

AzO

AzO

AzH* / AzH* \

AzH*

AzH*

Ni

Ag

AzO \

/ S»0 6 , l etc.

AgO /

On conçoit même la possibilité de corps isomères répondant à une même composition.

NITRATES ANHYDRES ET AMMONIAQUE Poids d'ammoniaque absorbée par 100 parties

Trouvé. Calculé. Formule.

Ammoniaque et nitrate d’argent..... 29,55 30,21 Az0 5 Ag0,3AzH 3 (1)

Cette formule peut s’écrire :

Ag

AzH*

AzH*

AzO, AzO 5 .

CHLORURES, BROMURES, IODURES ANHYDRES ET AMMONIAQUE Poids d'ammoniaque par 100 parties

Trouvé. Calculé. Formules.

Ammoniaque et chlorure de calcium.

CaCl,4Azll 3

— strontium (2)...

StCl,4AzH 3

— cuivre.

CuCl,3 AzH 3

nickel.

NiCl,3AzH ;i

— cobalt.

CoCl,2AzH 3

— plomb.

PhCl.AzH 3

— argent...

2AgCl,3 Azll ::

bichlorure de mercure.

2HgCI,AzH ;l

protochlorure d’antimoine..

7,29(3) SbCP.Azll 1

perbromure de mercure....

2HgBr,AzII ::

periodure de mercure.

Hgl.AzH 3

M. lsambert (C. rend., t. LXVI, p. 1259) a aussi établi, de la même manière

(1) Les nitrates de soude, de baryte, n’ont pas absorbé d’ammoniaque.

(2) Les chlorures de sodium et de baryum n’absorbent pas trace d’ammoniaque.

(3) Le dosage, dans ce cas et le précédent, a été fait non d’après l’augmentation du poids, mais par un dosage de Cl sur le composé final.

(4) L’absorption est très lente et n’a pas été probablement terminée (H. Rose).

que pour les sulfates ammoniacaux, l’existence réelle du chlorure d’argent ammoniacal 2 AgCl,3AzH 3 , ainsi que d’un autre, AgCl,3AzII 3 , qui ne peut exister à la température ordinaire, sous la pression atmosphérique, sa tension de dissociation étant, à cette température, voisine de la pression atmosphérique; il aussi établi de même l’existence du chlorure de calcium ammoniacal CaCI, 4AzH 3 , et en outre des chlorures : CaCI,2AzH 3 et CaCl,AzH 3 , de l’iodure de calcium ammoniacal CaI,3AzH 3 .

Les formules précédentes pourront encore s’écrire :

Azll 4

AzH 4

Azll 4

AzCI ;

Cu

AzH 4

AzH 4

AzCI ;

Co

Azll 4

AzCI;

AzCI; |J

AzCI + HgCI ;

SbCis

— Tels sont les sels que l’on peut former par voie sèche. Les sels cités plus haut contiennent, ainsi que nous l’avons dit pour les combinaisons des sulfates anhydres avec l’ammoniaque, la quantité maximum d’ammoniaque que l’on peut fixer directement sur les chlorures, à la température et sous la pression ordinaire; mais il doit encore en exister un grand nombre d’autres, les uns contenant moins d’ammoniaque, les autres en contenant davantage, et ne pouvant être obtenus qu’avec l’ammoniaque comprimée, ou en refroidissant.

Les composés obtenus par H. Rose dégagent pour la plupart de l’ammoniaque à la température ordinaire ou à une température plus ou moins élevée ; c’est ainsi que, tandis que le periodure de mercure ammoniacal perd toute son ammoniaque en quelques heures à la température ordinaire, les combinaisons du perchlorure et du perbromure de mercure avec l’ammoniaque ne dégagent pas ce gaz, même à chaud.

En général, l’action de l’eau paraît leur faire subir des transformations; l’eau s’emparant d’une partie de l’ammoniaque, et celle-ci, dans certains cas, précipitant une partie ou la totalité du métal à l’état d’oxyde. Souvent aussi il se forme de nouveaux composés, formés par la combinaison des sels métalliques, avec l’ammoniaque et un nombre plus ou moins considérable d’équivalents d’eau.

On peut en effet obtenir d’autres combinaisons des sels métalliques avec l’ammoniaque par voie humide; dans ce cas, ces combinaisons sont généralement hydratées. Tel est le sulfate de cuivre ammoniacal, dont les cristaux ont une composition représentée par la formule S 2 O c ,2CuO,4AzII 3 ,2HO : on étudiera, à propos de chaque métal, ces divers composés, qui sont en nombre considérable. Leur formation peut encore s’interpréter de même. Il est probable qu’il en reste encore beaucoup à découvrir. Nous signalerons ici spécialement les sels de cobalt, qui en donnent un nombre considérable. Le premier de ces sels,

AMMONIUM. — SELS AMMONIACAUX. 25

le chlorure roséocobaltique, a été découvert par Claudet et par Genlh (I). M. Fremy en a obtenu une nombreuse et intéressante série (2) qui a été ensuite accrue par plusieurs savants, notamment MM. Künzel (3), Gibbs et Genth (4), Braun (5), Erdmann (6), Blomstrand (7), Vortmann (8), Jôrgensen (9).

— Les sels ammoniacaux eux-mêmes se combinent aussi à l’ammoniaque et forment des combinaisons qui peuvent s’expliquer de même.

L’acide iodhydrique et l’ammoniaque, par exemple, peuvent s’unir en formant les composés suivants (Troost, Compt. rend., t. XCXII, p. 715) :

IH,AzH 3

IH,4 AzH 3 IH,7 AzH 3

Les formules des trois premiers pourront s’écrire :

AzI,

AzH 4

AzH 4

AzH 4

AzI ;

et celle du quatrième :

AzH :! (AzH 4 ) \ AzH 3 (AzH 4 ) / . .

AzH 4 AzL AzH 4 )

ce corps se formant par suite de doubles substitutions de l’ammonium à l’hydrogène.

Il est probable (Troost) que la série de ces combinaisons de l’acide chlorhydrique et de l’ammoniaque ne se borne pas là, le dernier de ces corps ne pouvant, sous la pression atmosphérique, exister qu’à des températures très basses; il est probable qu’on en obtiendrait de nouveaux, si l’on pouvait atteindre et maintenir des températures encore plus faibles.

(t) Philos. Mag., A 8 sér., t. II, p. 253, et Ann. tler Chem, und Pluxrm., t. LUI, p. 275.

(2) Ann. de chim. et de phys., 3” sér., t. XXXV, p. 257.

(3) Journ. fur prakt. Chem., t. LXXII, p. Ï09.

(4) Ami. der Chemie und Pharm., t. CIV, p. 150; Jahresb., 1857, 227; Deulsch. chem. Gesellsch., 1870, p. 42; 1871, p. 790; 1873, p. 830.

15) Ann. der Chem, und Pharm., t. CXXXII, p. 33; t. CXXXVIII, p. 109; t. CXLII, p. 50.

(6) Journ. fur prakt. Chem., t. XCV1I, p. 385.

(7) Journ. fur prakt. Chem., 2' sér. , t. III, p. 206.

(8) Deutsch. chem. Gesellsch., 1877, p. 1451.

(9) Journ. fur prakt. Chem., 2» sér., t. XVIII, p. 209; t. XXI11, p. 227.

— De même l’azotate d’ammoniaque peut former avec l’ammoniaque la combinaison :

2 (Az0 5 ,H0AzH 3 ) + 3 AzH 3 , que l’on peut regarder comme un sel double :

AzH* \

Az0,Az0 5 + Az0 5 H0,AzH 3 .

Le sel

AzH* \

• AzH* Az0 ’ Az05 II )

paraît, du reste, exister à une très basse température (Troost).

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