‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 3e cahierChapitre 56 sur 92 · ACIDE BORIQUE · texte numérisé non relu

ACIDE BORIQUE

Voici les résultats obtenus avec l’ammoniaque et l’acide borique B 2 !) 6 (acide cristallisé; 1 double éq. = 70 gram. d’acide anhydre, dans 4 litres de liqueur) :

Cal.

AzH :l ( l éq. = 2 lit.) dégage. + 8,93 j ^ ^

+ 2° éq. Aztl 3 . -j- 2,62

+ 3' éq. AzH 3 . +1,05

La combinaison est donc progressive; elle ne s’arrête pas aux proportions qui répondent à la formation d’un sel défini monobasique ou bibasique, puisque l’addition d’un troisième équivalent dégage une quantité notable de chaleur, quantité bien supérieure à celle qui se dégage dans le cas des alcalis.

Ce sont là des caractères tout différents de ceux qui appartiennent à la formation des sels ammoniacaux produits par les acides forts. Ils sont analogues à ceux que présentent le phénate d’annnoniaque et les alcoolates alcalins.

De tels phénomènes sont dus à l’action de l’eau, qui produit une décomposition d’autant plus avancée qu’elle est en proportion plus considérable. La chaleur dégagée par la formation du borate d’ammoniaque diminue en effet dans une proportion considérable, lorsque la quantité d’eau augmente. Cette diminution représente une décomposition progressive du borate d’ammoniaque, car elle ne s’explique point par la dilution des composants, laquelle produit seulement des effets thermiques négligeables.

Comparons les chaleurs de formation du borate de soude et du borate d’ammoniaque en présence de quantités d’eau croissantes :

ICO» + NaO. 11*0“ + AzlU. Différences.

AMMONIUM. — SELS AMMONIACAUX. 49

On voit que la dilution exerce un effet sensible sur les sels de soude, mais bien moins considérable que pour les sels d’ammoniaque. Tandis que la différence entre les chaleurs de neutralisalion des acides forts par l’ammoniaque et par les sels alcalins est constante et indépendante de la dilution, la différence entre les chaleurs de neutralisation de la soude et de l’ammoniaque varie de 2,31 à 3,64 pour l’acide borique ; ce qui indique une décomposition progressivement croissante du borate d’ammoniaque par l’eau, et une décomposition à la fois plus profonde et plus rapide que celle du borate de soude. Cela tient à ce que l'ammoniaque est une base plus faible que la soude.

L’écart entre la chaleur de neutralisation de l’ammoniaque et de la soude par l’acide borique est encore plus grand lorsque l’on compare la formation du borate bisodique à celle du borate biammoniacal en présence de l’eau.

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