‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 6e cahierChapitre 18 sur 305 · vyde venant de l’hydrate à · texte numérisé non relu

vyde venant de l’hydrate à

— au rouge sombre- -1-11,15

— au rouge blanc. -j-' 12,“29

Oxyde venant du nitrate au rouge blanc. id.

La chaleur de formation varie donc selon l’état ; pour les dernières formes, elle était, d’après Ditte :

Xoiis adopterons le nombre trouvé par M. Thomseii :

Zn -f O ZnO {anhydre) . dégage -)- 43^3',3,

pour un équivalent d’oxyde.

C’est beaucoup plus que la formation de l’eau, qui, dans l’état gazeux, donne par équivalent:

U ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE

Action des réducteurs. — L’hydrogène ne devra point réduire l’oxyde de zinc; la réaction :

ZnO + H = HO + Zn,

serait endothermique, elle ne peut se produire d’elle-même, et en effet on ne la constate qu’à des températures très élevées, quand on a atteint les limites de dissociation.

Cette action de l’hydrogène fournissant au rouge blanc un peu de métal et d’eau, avait été signalée par Despretz et observée par Wackenroder et Gmelin. Il faut, pour la constater, se servir d’un tube étroit et d’un courant rapide d’hydrogène. Si le courant est lent et le tube large, on obtient seulement un transport d’oxyde cristallisé (voyez ci-dessus les conclusions de 11. Sainte-Glaire Deville).

Le charbon réduit l’oxyde de zinc au rouge vif, en donnant du zinc métallique volatil et de l’oxyde de carbone (Clément et De,sormes) : si l’oxyde de zinc est en excès, il se dégage aussi de l’acide carbonique (Gmelin).

L'oxyde de carbone le réduit difficilement en zinc et acide carbonique, à très haute température, et réciproquement le zinc réduit l’acide carbonique en reproduisant l’oxyde (Dulong, Despretz, Millier).

Chauffé au rouge avec du soufre, l’oxyde de zinc fournit du sulfure de zinc et de l’acide sulfureux (Despretz, Ann. de chimie et de physique [2], XLIII, 228).

Le chlore l’attaqué au rouge en donnant du chlorure de zinc et de l’oxygène (R. Weber).

Chauffé avec du phosphore et de l’eau en tube scellé, il n’est pas attaqué (Oppenbeim).Mais, d’après Hvoslef, si l’on dirige des vapeurs de phosphore sur de l’oxyde chauffé au rouge, on obtient un mélange de pbosphures, dont l’un est insoluble dans l’acide chlorhydrique, un autre soluble avec dégagement d’hydrogène phosphoré spontanément inflammable {Ann. der Chetnie und Pharm., C, 99).

Le potassium le réduit facilement à une température peu élevée, sans donner de réaction violente.

Le fer le réduit complètement au rouge, avec mise en liberté du zinc, qui se volatilise (Percy).

Il est réduit énergiquement par un courant voltaïque intense ; avec 20 Bunsen, aucun effet ne se produit encore; avec 60 éléments, la décomposition commence. Avec 370, elle est très active, le zinc mis en liberté se volatilise et s’enflamme (Lapschin et Tichanowitsch, Petersb. Akad. Bull., IV, 81).

Combinaisons. —L’oxyde de zinc est une base puissante qui se dissout dans la plupart des acides, en donnant naissance à des sels nombreux et bien définis. Il est insoluble dans l’eau, et, devenu anhydre, ne peut plus se combiner à l’eau, pour former les hydrates. Mais il est soluble dans les solutions aqueuses de potasse, de soude, d’ammoniaque, de carbonate d’ammoniaque.

Il tend également à se combiner avec un grand nombre d’oxydes métalliques, avec lesquels il donne d’ailleurs des sels doubles assez nombreux.

Avec l’acide silicique (sable) ou avec l’acide borique vitreux, il donne au rouge blanc des verres fondus incolores (Percy et Smith, Métallurgie de Percy, t. V, 434).

Chauffé avec de l’alumine, il donne dans les mêmes conditions un aluminate grisâtre, très dur, rayant le verre, semblable aux spiiielles naturels.

Si l’on fond ensemble, dans un creuset, 1 partie d’oxyde de zinc, et 3 parties de litharge, on obtient une masse jaune cristallisée, très fusible, qui paraît une combinaison des deux oxydes (Berthier, Traité des Essais, I, 515).

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