COMPOSITION
Je donnerai ici les résultats des analyses de plusieurs chimistes ; la plupart ont servi de base à la fixation de l’équivalent du zinc :
Zn....
Calculé.
Gay<Lussac.
Jacquclain.
ZnO ..
USAGKS.
L’oxyde de zinc, ou blanc de zinc, est employé dans la peinture à la place de la céruse : il a sur cette dernière l’avantage de ne pas noircir par les émanations d’acide sulfhydrique et de ne pas provoquer d’accidents toxiques pendant sa fabrication et son emploi.
L’idée de cette substitution fut émise, pour la première fois, en 1780, par Courtois, prépai’ateur de chimie à Dijon. Quelque temps après, Guyton de .Morveau essaya de la propager {Mémoires de l’Académie de Dijon). Une partie des avantages du blanc de zinc disparaissaient cependant, car les huiles siccatives, qui servaient à le délayer, étaient à base d’oxyde de plomb. Un ancien ouvrier, entrepreneur de peinture, Leclaire, surmonta en 1849 cette difficulté, et donna une importance considérable à l’industrie du blanc de zinc. L’huile employée est de l’huile de lin ordinaire, que l’on rend siccative en y ajoutant environ 5 pour 100 d’huile de lin préalablement chauffée pendant huit heures à 200 degrés avec du bioxyde de manganèse, ou un sel de protoxyde de manganèse. (Le borate convient particulièrement.)
La peinture au blanc de zinc, très durable dans l’intérieur des bâtiments, résiste moins bien que la céruse aux intempéries de l’air.
Elle couvre moins bien, c’est-à-dire que les couches de cette peinture sont moins opaques et cachent moins une couleur sous-jacente.
Mais ses avantages paraissent l’emporter de beaucoup sur ces légers inconvénients.
HYDRATE d’OXYDE DE ZINC.
Znü.HO = 49,6 •Zna,H20- = 99,2
Hydrate amorphe. — L’oxyde de zinc anliydre ne s’unit pas directement à l’eau ; il est à peu près insoluble dans ce liquide qui n’en dissout que 1/1000000 de son poids. Mais on obtient l’hydrate, en précipitant un sel de zinc, par un alcali, en proportions équivalentes.
Pour obtenir un produit pur, on précipite la solution d’un équivalent de nitrate de zinc, par moins d’un équivalent de potasse, et on lave avec soin à l’eau chaude le précipité volumineux blanc ainsi obtenu.
Par une plus grande quantité d’alcali, on aurait un hydrate impur ; de même, si on se servait, au lieu du nitrate, de sulfate ou de chlorure (Bonnet).
Un grand excès de solution alcaline redissoudrait complètement le précipité.
Soumis à la dessiccation à l’air sec, il a la composition représentée par la formule :
ZnO,HO.
Au rouge, il perd toute son eau.
11 est très soluble dans les acides, dans les alcalis, dans les sels ammoniacaux.
Il absorbe peu à peu l’acide carbonique de l’air.
Hydrate cristallisé. — On l’obtient, en mettant dans une solution aqueuse d’ammoniaque, du zinc au contact du fer, du plomb ou du cuivre. Une action électrolytique lente se produit, avec attaque du zinc: il se dégage de l’hydrogène sur l’autre métal non dissous. Il se dispose peu à peu sur les parois du vase des aiguilles incolores, limpides, d’un éclat vitreux.
On a de très beaux cristaux en plongeant une lame de zinc, entourée d’une spirale de laiton, dans une solution faite tout de suite d’oxyde de zinc dans l’ammoniaque : au bout de deux ou trois ans, les cristaux ont atteint des dimensions assez considérables, jusqu’à 4 millimètres de long sur 2 millimètres de large.
Ce sont des prismes orthorhombiques, modifiés par les faces tangentes/U et ÿ‘, et terminés par les faces d’un octaèdre 6*^* :
m : m = 117» 44' (Nicklès)
= 117» 30' (Cornu).
La densité des cristaux est 2,077 (Nicklès).
Ils sont attaqués avec lenteur par les acides et par les alcalis. Au rouge, ils perdent leur eau.
ZINC
Composition. — Les analyses qui suivent se rapportent à l’hydrate cristallisé, elles sont dues à Schindler et Cornu.
Calcule. Schindler. Cornu.
ZiiO.= 4.0,6 81,82 • 81,62 82,3
Zn0,I10.= -49,6 100,00 99,98 100,0
DIIIYURATE n’OXYDE DE ZINC.
ZnO,2110 = 58,6
ZiiGl,211^#= 117,2
Quand on abandonne pendant un certain temps (au moins une semaine) une solution saturée d’oxyde de zinc dans la soude, contenue dans un flacon bien bouché, il se dépose des octaèdres réguliers incolores d’un éclat adamantin (Bœdeker, Ann. cler Chemie und Pharm., XCIV, 358).
Ces cristaux sont sans doute identiques aux octaèdres réguliers obtenus par Becquerel, en laissant séjourner du zinc au contact de cuivre dans une lessive de potasse.
Les octaèdres, arrosés d’eau chaude, perdent leur éclat, sans doute en se transformant en hydrate ZnO,HO.
Leur composition est, d’après Bœdeker, ZnO,2110.
Calculé. Trouvé.
ZiiO.iU,6 69,23 70
ZnO,2 HO .... = 58,6 ' 100,00 ’ÎÔÔ’