COMBINAISONS DE L’OXYDE DE ZINC AVEC LES OXYDES MÉTALLIQUES
L’oxyde de zinc est une base énergique, qui donne avec les acides, des sels très bien définis. Mais il peut aussi jouer en quelque sorte le rôle d’acide, car il s’unit facilement aux alcalis, pour fournir de véritables sels, que l’on pourrait appeler zincates.
L’oxyde de zinc même anhydre se dissout avec la plus grande facilité dans les alcalis, potasse, soude, ammoniaque. Les zincates alcalins peuvent aussi être obtenus par la dissolution du zinc métallique dans les bases dissoutes: on a vu plus haut que dans ces conditions il se dégage de l’hydrogène. Nous décrirons successivement les zincates de potasse, de soude, d’ammoniaque.
D’après Berzelius, il y aurait aussi des zincates alcalino-terreux.
Nous citerons pour mémoire la combinaison de l’oxyde de zinc avec le protoxyde de cobalt, qui possède une belle coloration verte et est connue sous le nom de vert de Rimnann.
Les minéralogistes décrivent sous la dénomination de zinc hydraté cuprifère, ou kupferschaum, une combinaison de protoxyde de cuivre, avec l’hydrate d’oxyde de zinc : cette substance, signalée en Sibérie et en Thuringe, forme des masses cristallines d’un vert-pomme bleuâtre, nacrées, dont les clivages se rapportent à un prisme orthorhombique. Il est possible que ce soit un mélange mal défini.
Les sesquioxydes métalliques donnent avec l’oxyde de zinc des corps parfaitement définis et même cristallisés, qui se rattachent alors à la famille des spinelles.