‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 8e cahierChapitre 2 sur 94 · F. PARMENTIER · texte numérisé non relu

F. PARMENTIER

MOLYBDÈNE.

ture du ramollissement de la porcelaine; ce n’est qu’à cette température qu'on peut être sûr qu’il y a réduction complète.

2° La réduction des composés oxygénés de molybdène peut être faite dans un creuset brasqué, à haute température. Mais, dans ces conditions, le molybdène s’allie au charbon et donne naissance à une véritable fonte ; on obtient un métal fusible à une température à laquelle le molybdène pur ne peut être fondu. Les molybdates alcalins riches en acide molybdique peuvent également être réduits dans un creuset brasqué et donner une matière présentant un commencement de fusion. Hjelm et Bucholz ont eu, de cette façon, du molybdène à moitié fondu, et Bucholz a même obtenu des culots arrondis du poids de quatre grammes.

‘3° Wœhler et Uslar (Ann. der Chem, und Pharm., t. XCIV, p. 256) ont isolé le molybdène métallique par la réduction des chlorures de molybdène au moyen de l’hydrogène; la réduction se fait dans un tube de verre chauffé au rouge. Le métal se dépose contre les parois du tube sous la forme d’un miroir brillant, d’une couleur un peu plus claire que celle de l’acier; on peut le détacher, et il présente alors une certaine maléabilité.

4° Loughlin ( Jahr. Ber., 1868, 220; 1869, 288) a pu obtenir du molybdène à l’état métallique en chauffant deux parties d’acide molybdique avec trois parties de cyanure de potassium dans un creuset de porcelaine futé, et placé dans un deuxième creuset de porcelaine, l’intervalle étant rempli de noir animal.

5° Enfin il faut signaler un moyen d’avoir du molybdène pur sans avoir besoin de faire passer l’hydrogène sur les oxydes de molybdène, pendant un temps très long et à une température très élevée : ce procédé consiste à enlever à la matière incomplètement réduite les composés oxygénés au moyen d’un courant d’acide chlorhydrique. Il se forme, comme l’a fait voir H. Debray, un chlorhydrate d’acide molybdique (Mo0 3 ,HCl) volatil, et le métal reste pur dans la nacelle qui sert à faire l’opération. Ce procédé a été employé par Meyer et Haass ( Deut. Chem. Ber., 1873, p. 991) et par Liechti et Kempe.

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