HYDRATES DF. L’ACIDE VANADIQUE
On a décrit deux hydrates de l’acide vanadique, que l’on a appelés, par suite d’un parti pris systématique à vouloir retrouver pour le vanadium toutes les propriétés du phosphore, acide pyro- et acide méta-vauadique. L’étude de ces hydrates toutefois n’est pas assez certaine pour qu’on puisse eu conclure quelque chose de bien net.
ACIDE PYROVANADIQUE (V0 6 ,2 HO)
De Hauer ( Sitzungb. der math. nat. Chem, der kais. Akad. der Wtss., t. XXI, p. 353; Journal fürprakt. Cltem., t. LXXX, p. 324; Rèp. de chimie pure, 1800, p. 209) a obtenu un précipité brun ressemblant à l’hydrate de sesquioxyde de fer, en traitant la dissolution d’un bivanadate quelconque (d’ammoniaque, de soude, de chaux, de baryte, de strontiane ou de magnésie) par l’acide azotique. Ce précipité retient toujours une certaine quantité de base (on a peut-être un vanadate très acide). Il n’a la composition indiquée que lorsqu’il vient d’être préparé. Mis dans une atmosphère sèche (en présence de l’acide sulfurique), il perd la moitié de l’eau qu’il contient.