‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 8e cahierChapitre 49 sur 94 · CI · texte numérisé non relu

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TÉTRACHLORURE DE VANADIUM (VC1‘)

Ce chlorure de vanadium se présente sous la forme d’un liquide brun foncé, volatil. Pour le préparer, on fait passer du chlore, en excès, sur le vanadium métallique ou sur l’azoture de vanadium chauffés au rouge, ou bien sur le trioxyde de vanadium en présence du charbon.

Première méthode. — lloscoe a d’abord obtenu ce composé en faisant passer un courant de chlore sec sur le protoazoture de vanadium chauffé au rouge. Comme le protoazoture contient toujours une certaine quantité d’oxydes, les premières portions qui distillent contiennent des oxychlorures; ces produits sont séparés. Le liquide rouge-brun recueilli est saturé de chlore et distillé dans un courant d’acide carbonique ; une portion passe à 148 degrés ; la majeure partie ne distille qu’à 154 degrés, et c’est, là le produit le plus pur. Il reste dans l’appareil dislillatoire une grande quantité d’un produit solide, couleur fleur de pêcher, qui est du tricblorure de vanadium.

Deuxième méthode. — Quand on prépare le trioxychlorure de vanadium (V0 2 CP) par la méthode indiquée par Berzélius, c’est-à-dire en faisant passer un courant de chlore sur un mélange de trioxyde de vanadium et de charbon chauffé au rouge, le produit qui distille possède une couleur rougeâtre. Cette

coloration ne disparaît que par des distillations sur le sodium. Schafarik avait attribué cette couleur à la présence d’acide vanadique entraîné dans l’opération. Roscoe a fait voir qu’elle est due à la présence de tétrachlorure de vanadium décomposable par le sodium.

Cette observation, jointe à celles que Roscoe avait faites en démontrant que le trichlorure de Berzélius (VO*Cl 3 ) est un oxychlorure, a mis ce savant sur la voie d’un procédé assez rapide de préparation du tétrachlorure.

Ce procédé consiste à faire passer les vapeurs d’oxychlorure, mélangées à un excès de chlore, sur du charbon de sucre chauffé au rouge sombre. Pour débarrasser le produit obtenu de toute trace d’oxygène, il faut répéter cette opération quatre ou cinq fois. Mais après une seule opération, on a déjà un produit bouillant à 152 degrés, et qui ne contient plus guère que 1 pour 100 d’oxygène.

Le tétrachlorure ainsi obtenu se présente sous la forme d’un liquide brunrouge foncé, épais, répandant à l’air humide des fumées. Sa densité déterminée avec soin est :

Il ne se solidifie pas à —18 degrés. A cette température, comme à des températures plus élevées, le chlore n’agit pas sur lui. Son point d’ébullition, sous la pression de 760 millimètres, est de 154 degrés (corrigé).

Il se décompose non seulement à l’ébullition, mais à n’importe quelle température; il se dégage du chlore et il reste du trichlorure de vanadium. Enfermé dans des tubes scellés exposés à la lumière, il laisse dégager du chlore, qui colore la partie supérieure des tubes et provoque ordinairement la rupture des enveloppes. Il reste du trichlorure de vanadium non volatil souillé par du tétrachlorure, que l’on peut chasser totalement à la température de 170 degrés.

Projeté dans l’eau, le tétrachlorure donne une dissolution bleue, semblable comme propriétés et comme couleur au liquide que l’on obtient quand on réduit par l’acide oxalique, l’acide sulfureux, l’hydrogène sulfuré, etc., l’acide vanadique dissous dans l’acide sulfurique. On a une dissolution dans l’acide chlorhydrique du tétroxyde de vanadium, ce que l’on constate par l’action du permanganate de potasse. On a :

VC1* + O + 4 HO = VO* + O + 4HC1 = VO 6 + 1 HCl.

Quand on fait condenser dans l’eau des vapeurs de tétrachlorure, les produits ontenus ne sont plus les mômes; du chlore devient libre, et l’on a un liquide qui décolore le papier de tournesol et met en liberté l’iode de l’iodure de potassium.

Chauffé à haute température, le tétrachlorure se décompose en chlore et en trichlorure.

Le brome, comme le chlore, sont sans action sur le tétrachlorure de vanadium.

vanadium.

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