‹ Encyclopédie chimique.Tome III.- Métaux. 8e cahierChapitre 75 sur 94 · FI · texte numérisé non relu

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Les faibles différences entre les quantités trouvées et les quantités calculées s’expliquent par la grande altérabilité de ce composé.

Friedel et Guérin (Comptes rendus, t. LXXXI, p. 889) ont réussi à reproduire le sesquichlorure de titane, en chauffant entre 180 et 200 degrés le bichlorure de titane, dans des tubes scellés avec de l’argent réduit. Lorsqu’on emploie une proportion convenable d’argent, le contenu des tubes est entièrement sec, après la réaction, et d’un violet brunâtre; il est formé de chlorure d’argent et de sesquichlorure de titane. De ce mélange, on ne peut extraire le sesquichlorure de titane que par l’eau. Le corps est, en effet, insoluble dans la plupart des dissolvants : sulfure de carbone, benzine, chloroforme, tétrachlorure de carbone, et même le bichlorure de titane. On ne peut pas davantage l’extraire par distillation. A une température qui n’est pas très élevée au-dessus de celle à laquelle se produit ce corps, il réagit sur le chlorure d’argent, se transforme en bichlorure en laissant l’argent métallique. Ce fait a, du reste, été observé par l’action directe du sesquichlorure de titane sur le chlorure d’argent. — Le sesquichlorure de titane n’est pas volatil, d’après Friedel et Guérin. Il se décompose par la chaleur en bichlorure et en protochlorure. — Dans un courant d’hydrogène la même réaction a lieu.

Ce corps se combine au brome et donne avec lui, en particulier, le composé Ti 2 Cl 3 Br, bouillant à 154 degrés.

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