CHROMATE DE CUIVRE AMMONIACAL
Si l’on fait arriver un courant de gaz ammoniac dans une bouillie claire formée d’eau et de chromate quadribasique de cuivre, la température s’élève peu à peu. la liqueur devient limpide et d’un beau vert. Exposée pendant longtemps à un froid de quelques degrés au-dessous de zéro, elle abandonne des cristaux prismati(|ues à Ijase rhombe d’une belle couleur vert foncé, et ayant quelquefois la longueur de I à !>. centimètres. Ces cristaux, exposés à l’air, se décomposent facih!ment et linissent par perdre presque toute leur ammoniaque. Au contact de l’eau, ils ,se décomposent en un chromate basique de cuivre, qui se précipite, et du chromate acide d’ammoniaque qui reste dissous.
Chauffés dans un tube ayant une extrémité fermée, ils se décomposent en décrépitant; chaque parcelle qui s’isole lance une étincelle, et il y a dégagement d’eau et d’ammoniaque. Four les débarrasser de l’eau mère qu’ils contiennent, on les lave d’abord à plusieurs reprises avec de l’ammoniaque liquide, qui enlève l’oxyammoniure, puis avec do l’alcool pour les débarrasser de l’eau ammoniacale, et enfin avec de l’éther.
Malaguti et .Sarzeau assignent à ces cristaux la formule
.M’.uü, 5AzU ', jHO.
MOISSAN. - LE GIIRÜME ET SES CüMPOSfiS. 301
CHROMATES MERCUREUX
Lorsqu’on mélange des dissolutions de chromate de potasse et d’azotate inenuireux, on obtient un précipité rouge so mbre, insoluble dans l’eau, qui est un ebro mate inercureux basique ayant pour formule
/|Hgso, ér.i'O^
Si l’on chauffe ce précipité en présence d’acide azotique étendu, il se transforme en une poudre cristalline d’une belle couleur rouge, qui est le chromate neutre llg^J, CrO“.
Ce composé est insoluble dans l’eau, et porté au rouge sombre, il se décompose et laisse un résidu de sesquioxyde de chrome.
CHROMATES MERCURIQUES
Si l’on sature une solution d'acide cliromique par de l’oxyde jaune de mercure, ou obtient un chromate neutre HgÜ, CrO’’qui cristallise en prismes grenats, solubles dans les acides.
It’aprés Millon on obtient un chromate de formule SHgO.CiOsi
lorsqu’on fait bouillir le bichromate de potasse avec l’oxyde jaune de mercure, ou bien lorsqu’on verse du nitrate de bioxyde dans une solution de bichromate de potasse. Dans les deux cas, le sel est amorphe, d’une couleur rouge brique très foncé.
Millon indiqtie aussi l’existence d’un chromate /|HgO, CrO^
(pii se forme constamment par l’ébullition prolongée de l’oxyde rouge de mercure dans une solution de bichromate de potasse. La couleur du précipité peut varier du brun au rouge violacé et sa composition n’est lias nettement déterminée |.Millon. Recherches sur le mereure et les consliliUions salines. Ann. de ch. et de /)/(. (3], t. XVIII, p. 304].
Enfin Trentaut a préparé un chromate de mercure intermédiaire ayant pour formule
7Hgn, Cr*0«,
Si l’on mélange des solutions de bichromate de potasse et de chlorure de mercure, on n’obtient point de précipité, mais en évaporant une liqueur qui renfi'rme é(iuivalents égaux de ces deux sels on obtient après des refroidissements, des prismes droits rhombo'idaux d’un jaune vif ayant pour formule
KOeCrO>, ligni
[.Millon. Gomptcs rendus, t. XXXIX, p. 74e'.
l'NCYci.opfiniF. ciiiMioi'i:,