SEL,S A ACIDES DE I.A FAMILIÆ DE CHLOHE
CHLORATES
Clilorato do protoxydo ilo foi*. — Ce composé s’ol)tient ))ar double décomposition entre le. chlorate, de baryte et le sulfate d(! protoxyde de fer. Il est a.s.sez instable, et à la température di* l'ébullition il se transforme, en iierchlorure de fer et on chlorate de sesquioxyde de foi*.
(lilornto de Moii(|iiioxy<lo do foi*. — Ce sel est encore moins connu que le précédent ; il parait se former dans l’action du chlore sur l’hydrate, ferreux tenu (m suspension dans l’eau ; il se forme aussi dans la décomposition pai* la chaleur du chlorate de i)rotoxyde de fer.
^•orcllIol•aio ilo i>r<itoxydo de foi*. — On l'obtient en traitant le sulfate de protoxyde de fer par le perchlorate de liaryte; par évaporation do la liqueur ain.si jiréparéo on obtient de petites aiguilles, à peines verdâtres ; elles sont assez stables à l’air, mais elless’o.xydent néanmoins à la longue; leur formule est FeO, CLO'', (IHO d’après Roscoe ; dans l’oxydation de la dissolution de perchlorate à l’air, il se forme un dépôt qui paraît être une perchlorate basique.
On peut obtenir aussi le perchlorate ferreux en dissolvant du fer dans do l’acide p(!rchlorique.
l'orclilorato fori*l<|iio. — On no l’a obtenu (pi'à l'état de dis.solution.
Uroiiiato ferrvux. — Lorsqu’on traite le sulfate de protoxyde de fer par du bromate de potasse, on obtient un précipité d'un brun rouge, qui .se dis.sout dans
une plus grande quantité d’eau ; ce précipité n’est autre cliose, d’après Rammelsberg, <iu’un sulfate de sesquioxyde basique. La liqueur contient en outre du brome libre. On n’obtient pas de précipité par l’action du bromate de potasse sur le protochlorure de fer. Pour obtenir le bromate ferreux, on trgite le carbonate de protoxyde de fer par l’acide bromique ; en évaporant la solution dans le vide on obtient des octaèdres réguliers ; ce sel est peu stable et tend toujours à se transformer en sous-sel ferrique.
Ui'oiiiHtcf rori'iciiio. — L’hydrate de sesquioxyde de fer se dissout, lorsqu’il est récemment précipité, dans l’acide bromique étendu ; quand on évapore cette solution dans le vide, on n’obtient pas de cristaux ; la liqueur devient de plus en plus sirupeuse ; au bain-marie, le tout se prend en masse, et si on le place dans l’eau une partie seulement se dissout et ce qui reste constitue un bromate basique ayant pour formule, d’après Rammelsberg, 5Fe*0®, BrO% 5HO.
lODATES
locintn forroiix. — Lorsqu’on dissout du fer dans de l’acide indique et que l’on fait bouilir la liqueur, on obtient, d’après Connel, un précipité blanc. Par double décomposition entre le sulfate de protoxyde de fer et l’iodate de potasse on obtient un précipité blanc jaunâtre soluble dans un excès de sulfate de fer. Cette solution laisse déposer à chaud un iodate ferrique basique et de l’iode est mis, en même temps, en liberté. Il est à peine soluble dans l’eau. D’après Simon, le précipité obtenu avec le protochlorure de fer contient du chlore qui se dégage lorsqu’on chaulTe.
lotlatc forrliiuo. — Lorsque l’on chauffe un mélange de sulfate de protoxyde de fer et d’iodate de potasse, il se forme ùn précipité brun jaunâtre, ayant pour composition ôKe’O^ 5IoO“ -f- i5HO, d’après Rammelsberg. Il détonne lorsqu’on le chauffe môme légèrement, comme on peut le faire sur une feuille de papier. Si au lieu de chauffer le mélange, on le laisse, à froid, exposé quelque temps à l’air, il se forme un précipité qui, dissous dans l’acide chlorhydrique et qui, traité par l’ammoniaque, donne un mélange de sesquioxyde de fer et d’iodure d’azote qui détonne lors<iue le mélange est sec.
L’acide indique et l’iodate de potasse donnent avec le perchlorure de fer un précipité blanc soluble dans un excès. La chaleur le décompose en iode et sesquioxyde de fer. Sa formule est, d’après Rammelsberg, qui l’a obtenu avec le sulfate double de sesquioxyde de fer et d’ammoniaque etl’iodate de potasse, Fe^O’, 2I0O', 8HO.
11 se dissout dans 5oo parties d’eau. Ce sel s’obtient aussi par l’action de l’iodate de potasse sur de l’alun de fer.
Quand on traite du protochlorure de fer par de l’iodate de potasse et par une petite quantité d’acide azotique, on obtient un précipité rouge qui a la formule sui- ■ vante Fe“0®, loO® ; si l’on met une plus grande quantité d’acide azotique, on obtient de l’iodate ferrique normal Fe’O’, 5IoO® [Bell] (i).
(1) Tvans. pham. J. (3), t. I, p. 6S4.