SILICATES CONTENANT LES MÉTAUX SURTOUT A L’ÉTAT DE PROTOXYDE
l>érlilot. — La couleur du péridot est un vert jaunâtre, un vert olive clair, qui fait désigner ce minéral sous le nom d’olivine; toutefois cette dénomination ne s’appliquait pas indistinctement à tous les échantillons ; les cristaux étaient plus spécialement désignés sous le nom de chrysolithe, tandis que la variété granulaire portait celui d’olivine.
La cassure du péridot est conchoïde et éclatante ; il présente un clivage difficile dans le sens de la modification g'. Il est transparent ou au moins fortement translucide; son éclat est vitreux.
La dureté du péridot est de 5,6 ; il raye difficilement le verre ; sa pesanteur spécifique varie de 3,3 à 5,4. D’après Haidinger, le péridot taillé pèse 5,4io. Stromeyer a trouvé la pesanteur spécifique de l’olivine, disséminée dans le fer de Pallas, de 3,344.
Au chalumeau, le péridot oriental et l’olivine sont infusibles. L’olivine est soluble
dans les acides, le péridot oriental s’attaque plus difficilement, mais cependant l’acide ciilorhydrique le dissout en faisant gelée. Dans l’acide nitrique, le péridot perd sa couleur. 11 cristallise dans le système du prisme orthorhombique. L'angle du prisme est de i«o» /|o'. Les dimensions du prisme sont B : H :: 5 : 2.
Fig. 37.
Les cristaux les plus simples sont ceux du Vésuve et du Puy. Ils n’offrent aucune des faces de la forme primitive, on peut les considérer comme des octaèdres allongés, résultant des faces g‘, g^ et e*.
Sa formule est MgO,FeO,SiO^.
Ile€lcnl»cr«ltc.— Cette variété de pyroxène est caractérisée, sous le rapport de la composition, par le remplacement de la magnésie par l’oxyde de fer; cependant il est rare que l’hedenbergite ne contienne pas de trace de magnésie. C’est cette variété que Beudant a classée comme la seconde espèce de pyroxène ; il réunit à riiedenbergite le pyroxène des volcans, ou l’augite de Werner. Celle-ci offre des caractères particuliers, tandis que l’hedenbergite passe presque insensiblement au diopside par augmentation successive de l’oxyde de fer et la diminution de la magnésie.
La pesanteur spécifique de l’iiedenbergite est de 3,i environ; elle est fusible en émail noir.
•Sa formule est CaO,FeO,2Sio’.
Auiflte. — C’est un pyroxène contenant du protoxyde de fer, de la magnésie et de la chaux en proportions variables, mais contenant pour i équivalent de base I équivalent de silice :
(Ca,Mg,Fe)O,Si0».
L’augite dérive, comme le diopside, d’un prisme rhomboïdal oblique sous les angles de P sur M = loo^nS' et MM = 87'’5', mais les formes secondaires de ses cristaux sont diffférentes, du moins en apparence ; ils sont on prismes à 6 faces aplaties, par suite de l'élargissement de la modification h' ; en outre, leur terminaison a lieu généralement par le biseau e*,e', qui est très développé ; et si d’autres facettes viennent s’y joindre comme dans les cristaux (fig. 45), elles sont fort petites et n’altèrent pas la forme générale du pointement. Les cristaux de cette variété de pyroxène sont très fréquemment terminés ; on en voit de complets dans presque
118 ENCYCLOPÉDIE CIIIMIQL'E.
tous les basaltes et dans un grand noml)re de laves ; ces cristaux, presque toujours assez raccourcis, offrent, quand oil place la face g* horizontalement, la disposition générale d’un octaèdre cunéiforme (flg. 44). Assez fréquemment les cristaux sont
Fig. 39. Fig. 40. Fig. 41. Fig. 42.
hémitropes; la face de jonction est parallèle à la modification h' (fig. 45)- Le sommet supérieur simule celui d’un prisme rhombo’idal droit, mais le sommet inférieur offre un angle rentrant. On observe du reste presque toujours la trace de l’hémitropie sur les faces g'.
Fig. 43. Fig. 44. Fig. 45.
L’augite est d’un noir foncé, opaque même, en lames minces ; sa poussière est brune ; elle fond en un émail noir ; elle raye difficilement le verre ; sa densité varie entre 3,3 et 5,36.
Cuinininsrtonltc. — La cummingtonite, décrite par Dewey, présente tous les caractères de l’antophyllite ; elle est en fibres grossières passant à la structure bacillaire ; sa couleur est le gris de cendre avec un éclat soyeux assez vif. Sa composition se rapporte à celle de l’antophyllite et par suite de l’amphibole, en admettant toutefois que la soude remplace en partie la magnésie. La forte proportion de fer rapprocherait la cummingtonite de l’arfvedsonite, elle viendrait se ranger naturellement à côté de celle du Groënland, qui contient comme ce minéral 8 pour 100 d’alcali. Sa pesanteur spécifique est, d’après Thomas Mûr, de 3,201.
IIyi»er*tln>iie. — Sa composition est 3(Mg0,Si0“)E’e0,Si02.
On a observé dans Thypersthène quatre clivages, deux sous l’angle de 87 degrés parallèles aux faces verticales de la forme primitive, et deux perpendiculaires entre eux, parallèles aux modifications h' et g*. Il en résulte que le prisme est rhomboïdal, et comme l’angle de 87 degrés est presque exactement celui du pyroxène, Thypersthène se confond, sous le rapport cristallographique, avec lepyroxènje.
L’hypersthène a une cassure éminemment lamelleuse. Le clivage le plus facile est suivant h' ; néanmoins on obtient des fragments dans lesquels les clivages suivant M sont distincts : sa couleur est le noir, avec éclat métalloïde, ou le rouge cuivreux avec un éclat bronzé. Elle raye le verre et elle est rayée par le quartz ; la pesanteur spécifique de Thypersthène de Tîle Saint-Paul est de 3,589. Cette variété est la paulite de Werner.
Exposée dans le tube d’essai, elle ne change pas d’aspect; au chalumeau, elle fond aisément en un verre opaque d’un vert grisâtre.
l*y l'oiïinallte. — Ce minéral, découvert dans la mine de Bjelke, près de Nordmak, dans le Wermland, a été nommé par Hausmann pyrosmalite, par suite de la propriété qu’il possède de donner une forte odeur d’acide chlorhydrique par l’action du chalumeau. Il constitue des cristaux imparfaits d’un gris verdâtre, ayant un clivage facile parallèlement à leur base, et que Ton rapporte au prisme hexagonal régulier. Les cristaux mesurables sont très rares.
La dureté de la pyrosmalite est de 4)â> sa pesanteur spécifique, de 3,081. Son éclat est nacré, surtout sur les faces du clivage. ChaufiTée dans le tube d'essai, elle donne d’abord de Teau ; la chaleur augmentant, on obtient une substance jaune qui se dissout par gouttelettes de la même couleur dans les dernières traces d’eau. On reconnaît aisément que ce liquide contient du sulfure de fer.
Sa composition paraît répondre à la formule suivante [Hisinger] :
MnO.SiOa -f- FcO.SiO^ -f (Fe2C13,5Foâ03,5H0).
AntUopliylIIto. — Ce minéral se rapproche beaucoup de l’amphibole par sa composition et l’angle des deux plans de clivage i24‘>5o'. Sa densité varie entre 3,i et 3,2. Sa dureté est 5,5.
Sa formule est :
3(Mg0,Si02),Fe0,Si02.
2“ SILICATES CONTENANT DES PEROXYDES
Gi'onnt Aliiiniullii. — Sa composition est 3FeO,.\1203,3SiO^ Souvent le manganèse remplace une partie du fer en proportion équivalente. Il cristallise dans le système cubique. Ses formes les plus fréquentes sont le dodécaèdre rhomboïdal et le trapézoèdre. On trouve aussi des cristaux portant les facettes de ces deux formes. Les autres formes sont plus rares, principalement celles qui portent les faces du cube.
120 E.NCYCLÜPi'DIE CHIMIQUE.
Sa densité varie entre 3,85 et 4,3 ; sa dureié est voisine de 7.
Il contient parfois jusqu’à 17 pour 100 de protoxyde de manganèse.
Andradlte. — On a désigné sous ce nom un silicate de sesquioxyde de fer et de chaux. Il est voisin par sa composition de la rothofflte. Sa formule est
ôCa0,Fe20:',3Si02.
C’est aussi un grenat; il cristallise comme l'almandin; sa dureté est la môme; sa couleur est d’un brun plus ou moins foncé. Sa densité varie entre3,fi4 et 4.
Ilrvdbci’^ltc. — Il appartient au môme groupe que le précédent par ses propriétés ; on en a fait une espèce distincte parce qu’elle contient de la magnésie (|ui a remplacé une partie de la chaux. Sa formule est :
ÏCa0,3Mg0,2Fe2O3,6SiO2.
Allainltc. — On a désigné par ce nom nn minéral de composition assez variable, mais appartenant toujours à la même famille des grenats. Il contient, outre le fer et l’alumine, du calcium, du lanthane et du didyme en proportions variables. Sa 0 rmule paraît être :
3(Ca,Fe,La,Di)0,(AI,Fe)203,3Si0î.
Epidoto. — Ce minéral est le type d’une famille importante, dont les espèces diffèrent les unes des autres par la proportion différente des bases qui y entrent. Le type de cotte famille est ;
6M0,4Ma03,98i02.
Fig. 49.
Ées épidotes qui contiennent du fer paraissent se rapprocher d'une moyenne, exprimée par la formule
18C80,(4Fe20S,8A1203)a7Si02.
Fig. 50. Fig. 51. Fig. 5Ï.
Les épidotes cristallisent dans le système du prisme rhomboïdal oblique. Dufrénoy prend pour forme primitive un prisme droit à base parallélogramme (angle du parallélogramme MT = iio“,8). La modification g* de ce prisme est la
Lase P du prisme rhombo'idal oblique et les modifications c‘ sont les faces M du Pnisme rhombo'idal oblique. Dufrénoy a choisi ce système de notation malgré son caractère d’exception pour la commodité des notations.
Fig. 56. Fig. 57.
Les cristaux d’épidote sont souvent maclés. Les formes les plus fréquentes et les plus simples sont représentées par les figures suivantes ; 5o, 5i, Sa, 53, 54, 55, 56, 57,
L’épidote raye le verre avec facilité ; sa dureté est représentée par le nombre 6,5 ; sa pesanteur spécifique varie de 3,a6 à 3,45 ; sa cassure est inégale.
Ilvaiitc. — L’ilvaïte se trouve en cristaux, en masses bacillaires et en masses amorphes. Sa couleur est le noir foncé, tirant quelquefois sur le brun, sa cassure est résineuse, un peu métalloïde et assez éclatante ; elle raye fortement le verre et est rayée par le feldspath. Sa pesanteur spécifique varie de 3,825 à 3,994- Chauffée à la simple flamme d’une bougie, elle devient magnétique ; exposée au chalumeau elle se fond aisément en un verre opaque ; elle est soluble dans l’acide chlorhydrique.
Fig. 59.
Les cristaux d’ilvaïte dérivent d’un prisme rhomboïdal droit, sous l’angle de I i 2“38' dans lequel les dimensions sont à peu près dans le rapport 1! : H : : I 000 : 368,39.
Les cristaux possèdent un clivage difficile parallèlement à la modification h’ ; on observe quelquefois, sur les faces du biseau, un chatoiement assez prononcé (fig. 58).
La plupart des cristaux sont bruns extérieurement par une petite couche d’hydrate d’oxyde de fer; ils sont en général terminés par un pointement dans lequel le biseau domine (fig. 69).
Dans presque tous les cristaux, les faces b existent en concurrence avec le biseau a*, quelquefois elles deviennent dominantes, et le prisme est terminé par un
pointement à quatre faces ainsi qu'on le reinaniue dans la figure Go. Beaucoup de cristaux portent plusieurs faces verticale et qui leur donnent une disposition cannelée ; dans quelques-unes (fig. (ii) les faces g^ dominent et le pointement paraît irrégulier. Très rarement on aperçoit une base.
Sa composition répond à la formule
GCaO, iaFe0,4Fe203, i5Si02,
ou d’après Staedeler à
6Ca(), 1 jFe0,3Fc20»,,ïH0,1 iSiOî.
L.<'M>i<loiuélniio. — Ce minéral, qui provient de Presberg en Wermeland, a été décrit et analysé par Soltmann : il est en petits cristaux, ou en écailles dépassant rarement o“,oo2 eu o^jOdS, dont la forme quoique irrégulière se rapproche cependant d’une table à 6 faces; ces écailles sont d’un noir d’aile de corbeau, elles donnent par réfraction une couleur d’un vert très vif, avec éclat adamantin ; en parties minces, la lépidomélane est transparente ; sa poussière est vert de montagne ; sa pesanteur spécifique est de 3 ; les petits cristaux de lépidomélane ne sont pas Isolés ; ils constituent des masses grenues et un peu scliistoïdes. Ce minéral se présente en masse noire résinoïde à surface courbe, mais non lamelleuse. L’acide nitrique et l’acide hydrochlorique attaquent aisément la lépidomélane, en laissant la silice sous forme d’écailles molles et nacrées.
Sa composition, un peu incertaine, paraît voisine de la formule
{K,Na,Ca,Mg,Mn,Fe)0(Al,Fc)20'’,2Si02.
Ægryi’liie. — C’est une hornblende confusément cristallisée, trouvée à Breu’ig. en Norvège ; elle est souvent mélangée de thorine. Sa composition est à peu près représentée par la formule
Na0,Si02 -I- Ca0,Si02 + Fc0,Si02 + FeS03,5Si02.
Aclimltc. — L’achraite a été trouvée à Rundemyr, dans la paroisse d’Eger, située au sud de la Norvège ; elle est en cristaux engagés dans du quartz amorphe, qui forme un filon dans le granit. Sa description en a été faite par Stromeyer, et c’est Berzélius qui eu a donné la composition.
Les cristaux d’achmite sont allongés; on annonce qu’il en existe qui ont jusqu’à I pied de long. Leur forme dérive d’un prisme rhombo'idal oblique (fig. 62) qui offre à peu près les incidences du p)TOxène ; mais le rapport des dimensions est différent, savoir P sur M = 100», M sur M = 86- 5C'. B : H : ; 5 ; 2.
Les cristaux sont des prismes à 8 faces fortement aplatis par l’élargissement de la face h' ; la plupart sont terminés par un pointement aigu à 4 faces résultant de la modification e“ (fig. 63). Quelquefois le biseau e‘ vient s’y joindre; enfin on en trouve également avec la base (fig. 64 et fig. 65).
Les cristaux d’achmite sont fréquemment maclés parallèlement à la face h* ; la symétrie du prisme rhombo'idal dérobe, au premier abord, l’existence de cette macle, mais la disposition des stries sur les faces du pointement la révèle bientôt.
L’achmite possède des. clivages suivant les faces .M et les modifications h* et g* ; ils sont, du reste, peu sensibles, et la cassure de ce minéral est conchoîde et iné-
12i ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE.
gale ; sa couleur est le brun noirâtre ou le vert noirâtre ; translucide seulement sur les bords, son éclat est résineux.
Fig. 63.
Sa dureté est la môme que celle du pyroxène. Sa pesanteur spécifique est, d'après Stromeyer de 3,a4o ; Thomson l’a trouvée de 3,598.
.\u chalumeau, elle fond aisément en un émail noir ; elle est inattaquable par les acides.
Arrvctluonlto. — Nom donné par M. de Brooke à une variété d'amphibole remarquable par la grande proportion d’oxyde de fer qu'elle contient et (lui a remplacé en grande partie les autres bases. Sa couleur est le noir de la hornblende ; elle est opaque, son éclat est résineux ; elle présente deux clivages faciles, lesquels sont, d’après M. Brooke, sous l’angle de ia3«55'; l’angle correspondant de l’amphibole est de ia4<>3/|' : c’est sur cette seule différence qu’est établie l’espace arfvedsonite. Elle fond au chalumeau en émail noir.
Sa composition peut se représenter par’la formule
Ita0,Si02; Fc0,Si02; Fe203,3Si02.
Sa densité varie de 5,3 à 5,69 ; sa dureté égale 6.
Wlclitlnc. — Ce minéral qui provient de Wichty, en Finlande, est noir, à cassure terne et faiblement conchoïde; M. Laurent, qui en adonné la description, annonce qu’il présente des clivages conduisant à un prisme rhomboïdal presque rectangulaire. La wichtine raye Je verre ; elle est fusible en émail et devient magnétique par l’action du chalumeau ; sa pesanteur spécifique est de 5,02 ; elle est inattaquable par les acides.
Sa formule est :
5[(Na,Ci,MgFc)0,Si03](Al,Fe)209,3Si02.
B. SILICATES HYDRATÉS
1° SILICATES DE PROTOXYDES
Krokitlolitc. — Klaproth a fait connaître ce minéral sous le nom de blaueisenstein, qui était également donné à du fer phosphaté. Pour éviter toute ambiguïté, Haussmann l’a désigné sous le nom de krokidolite, emprunté à sa texture fibreuse.
La krokidolite est bleu de lavande ; sa poussière est également bleue : elle se présente en masses amorphes et en masses fibreuses ; les filaments en sont un peu contournés et ils forment trois ou quatre petites couches superposées les unes aux autres, et séparées par du feroxydulé; l'éclat e.st nacré, un peu chatoyant, surtout sur les surfaces polies. Sa dureté est de 4 ; sa pesanteur spécifique est de 3,a. Elle fond facilement au chalumeau en une scorie noire attirable à l’aimant, ou en un verre noir ; les fibres exposées à la simple flamme d’une lampe à esprit-de-vin fondent môme facilement. Soluble dans l’acide nitrique.
Sa formule paraît être la suivante :
6{Fe,Na,Mg)0,5Si02,aH0.
Ilydroiiliitc. — Ce silicate a pour formule
.î(Fc,Mg)0,3Si0s,aH0.
Sa densité est de a,65 ; sa dureté est égale à 3.
2» SILICATES OE SESQUIOXYDES
Stilitnoinulane. — Ce silicate de fer n’a été rencontré jusqu’ici qu’à Obergründ, non loin de Zuchmanlel, dans la Silésie autrichienne ; il se présente,en masses, avec une texture feuilletée, d’un noir foncé ; mais il prend une nuance verdâtre quand la matière est réduite en poudre fine. Sa pesanteur spécifique est de 3,5 à 3,4 ; sa dureté est à peu près la môme que celle de la chaux carbonatée.
Chauffée dans un tube, la stilpnomélane abandonne de l’eau ; elle fond au chalunieau sans addition, mais difficilement, en donnant une perle noire ; elle est attaquée seulement en partie par les acides.
Cronstcdtitc. — Ce minéral a été trouvé vers l’année i8i8 à Przibram en Bohême ; il fut alors considéré comme une variété de tourmaline. Décrit par Zyppe à cette époque, il a été analysé en i8ei, par le professeur Steinmann, qui lui a donné le nom de cronstedtite.
Il existe en prismes réguliers à 6 faces ainsi qu’en cristaux radiés formant des rognons orbiculaires ; les aguilles qui composent ces groupes sont des pyramides triangulaires, appartenant à des pointes d’un rhomboèdre aigu, que Ton peut con-
sidérer comme la forme primitive de la cronstedtite ; ce minéral forme, on outre, des masses cristallines et réniformes. Les cristaux présentent un clivage parallèle
Vig. 66.
à la base ; la couleur de la cronstedtite est d’un brun foncé ou d’un vert noirâtre très luisant ; aussi tendre que la chaux sulfatée, elle donne, quand on la raye, une poussière d’un vert poireau foncé; son éclat est résineux; opaque, en lames minces. Sa pesanteur spécifique est de 3,348.
Sa composition est ;
3Fc0,Si02 + Fe203,Si02, + 3HO.
(Slaiioonltc. — On désigne sous ce nom un silicate amorphe dont la densité varie entre 3,2 et 2,4 et qui présente la composition suivante :
2(Fe,Kj0,jFe203,9Si02,6H0.
l’nlagronitc. — Silicate amorphe; densité comprise entre 2,4 et 2,7 ; dureté entre 4 et 5. Composition ;
3(Mg,Ca)0,a(Fc,Al)203,6Si02,4H0.
Voliirtltc. — Densité 2,91 ; dureté voisine de 2,5. Composition :
3Fe0,A1203,3Si02,3H0.
Jullytc. — Amorphe ; densité 2,61 ; dureté 3. Formule :
6(Fe,Mg)0,4AI203,9Si02,12HO.
i*i>oeiilorltc. — Densité entre 2,78 et 2,96 ; dureté i,5. Formule : GFe0,6Mg0,3A1203,7Si02,9H0.
Coriintlophllltc. — Densité 2,90 ; dureté 2,5. Formule :
2 Fe0,4Mg0,aAI203,3Si0s,bH0.
Chlorltoïdc. — Densité 3,5 ; dureté entre 5,5 et 6. Composition :
Fe0,Ali!03,Si0s,H0.
Thiiringltc. —Densité entre 5,i5 et 3,2 ; dureté 2,5. Formule :
4Fe0,2(Fe,AI)30»,3Si02,4H0.