DOSAGE DES NITRATES ET DES NITRITES RÉUNIS
Lorsqu’on emploie le procédé qui vient d’être décrit pour le dosage des nitrates, dans le cas où il existe en même temps une quantité notable de nitrites, on peut craindre de perdre, pendant le lavage par le protochlorure de fer et l’acide chlorhydrique, une petite quantité de bioxyde d’azote. Il est prudent, dans ce cas, de recourir à un artifice facile à réaliser sans compliquer l’opération. Dans les eaux pluviales cette précaution est inutile.
On verse dans la petite cornue, après l’avoir dissoute dans quelques gouttes d’eau, la substance à analyser, on lave 4 ou 5 fois, avec 5 ou 6 gouttes d’eau chaque fois, et on introduit le tout dans la cornue. Le volume total du liquide introduit ne doit pas dépasser 4 ou 5 centimètres cubes. D’un autre côté on a substitué, au petit flacon laveur de l’appareil à acide carbonique, un petit flacon analogue (fig. 50) qui n’en diffère que par la disposition du tube abducteur t qui s’allonge jusqu’au milieu du flacon et qui se recourbe de manière h toucher la paroi.
Dans ce flaeon, on a mis un mélange de 1 partie de solution de protochlorure de fer et de 2 parties d’acide chlorhydrique, mais de manière à ce que le tube abducteur ne plonge pas dans ce liquide.
Tout étant disposé alors comme dans le dosage ordinaire, on fait passer le courant d’acide carbonique de manière à chasser l’air complètement, puis, ce courant étant interrompu, on place la cloche sur le tube abducteur de la cornue, on incline légèrement le petit flacon à protochlorure, de manière à faire plonger le tube abducteur recourbé dans le liquide, et on dégage un peu d’acide carbonique, qui fait remonter, dans la cornue, par sa pression, le mélange de protochlorure et d’acide chlorhydrique.
Quand on en a introduit une quantité suffisante, à peu près égale à celle qu'on
inet généralement dans les dosages, on interrompt le courant d’acide carbonique» on remet le petit flacon dans sa position normale et on continue le dosage de la
Fig. 50.
manière ordinaire. Dans cette opération il n’a pu y avoir, du fait de la présence des nitrites, aucune déperdition de bioxyde d’azote.