‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Méthodes analytiques appliquées aux substances agricolesChapitre 158 sur 285 · HUILES DE CRUCIFÈRES · texte numérisé non relu

HUILES DE CRUCIFÈRES

Deux procédés ont été indiqués pour reconnaître la présence de très petites quantités d’huile de crucifères. — Ils sont basés sur la présence du soufre dans ces huiles.

1° Procédé Mailho. — On fait bouillir dans une capsule de porcelaine 25 à 50 grammes de l’huile à essayer, avec une solution de 2 grammes de potasse à l’alcool dans 20 grammes d’eau distillée. Après quelques minutes d’ébullition, ou jette sur un filtre préalablement mouillé, on recueille l’eau alcaline et on la met en contact avec un papier imprégné d’acétate de plomb ou d’azotate d’argent. La production d’une coloration noire due à la formation de sulfure indique la présence du soufre.

En se servant d’une capsule d’argent bien décapée, la coloration noire apparaît après l’ébullition sur les parois de la capsule elle-même.

2° Procédé Schneider. — On additionne l’huile à examiner de deux fois son volume d’éther, puis d’une trentaine de gouttes d’azotate d’argent en solution alcoolique concentrée; on agite fortement et on laisse déposer à l’obscurité; s il y a beaucoup d’huile de crucifères la couche inférieure se colore en brun, puis en noir; s’il y en a peu, la coloration n’apparaît qu’après une douzaine d’heures, sur-

tout après l’évaporation de l’éther. S’il n’y en a pas, aucune coloration ne se manifeste.

Quand on a reconnu la présence d’une huile de crucifères, on peut employer le procédé Van Kirekhoff pour s’assurer si l’huile ajoutée est bien l’huile de colza. Nous avons décrit ce procédé en parlant de l’huile de cameline.

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