ESSAI DES SOUFRES EMPLOYÉS DANS LE SOUFRAGE DES VIGNES
Le premier point à établir, c’est de connaître la quantité réelle de soufre existant dans le produit à analyser; le second, de déterminer l’état de division de ce soufre, qui influe sur sa valeur comme préservatif de l’oïdium.
Pour connaître la teneur réelle en soufre, on met 5 grammes de soufre dans une capsule de porcelaine et on laisse à l’étuve, à 100°, pendant 2 heures ; la perte de poids correspond à l’eau hygrométrique. Le résidu est chauffé sur un bec de gaz, le soufre brûle peu à peu et on obtient un résidu plus ou moins abondant de parties terreuses ; en retranchant le poids de l’eau hygrométrique et le poids du résidu terreux, on obtient le poids réel de soufre contenu dans l’échantillon.
Le degré de division peut être apprécié par le procédé de M. Chancel ; dans un tube bouché par un bout, divisé en d 00 parties qui occupent un volume total de 25 centimètres cubes, on introduit 5 grammes de soufre à essayer et on remplit d’éther ordinaire jusqu’au haut de la division. On bouche le tube avec le doigt; on agite fortement pendant 2 ou 5 minutes, de manière à mettre le soufre en suspension dans l’éther, puis on le place verticalement et on laisse reposer exactement pendant 5 minutes ; on lit le volume occupé par le soufre dans le tube ; plus ce volume est considérable, plus la qualité du soufre, en tant que finesse, est bonne ; les fleurs de soufre de très bonne qualité marquent généralement de 50 à 70 divisions; les soufres sublimés de qualité inférieure et les soufres triturés donnent des quantités notablement moindres, comprises le plus souvent entre 55 et 40 divisions.