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MÉTHODE DE M. DE GASPARIN

Le procédé de M. de Gasparin ne donne qu’une évaluation assez grossière des divers éléments du sol, en les classant suivant l’ordre de leur grosseur. Cette analyse mécanique est fondée sur l’emploi de la lévigation. Voici la manière d’opérer :

On place 10 grammes de terre tamisée dans un verre à bec, et on procède à la lévigation en remplissant le verre d’eau et en imprimant k la masse un mouvement

TERRES

giratoire rapide avec un agitateur en verre ou, mieux encore, en bois. Cinq minutes après chaque agitation, on évacue le liquide qui surnage avec une teinte uniforme. On continue cette opération tant que le liquide qui surnage reste trouble.

Le sable laissé dans le verre par la lévigation est reçu sur un filtre, desséché à 60° et pesé. Son poids sert à déterminer la proportion du sable dans la terre de la manière suivante. Soit 3er,5 le poids trouvé. Pour 100 grammes, il serait de 35 grammes; si le lot de pierres resté sur le tamis est de 15 grammes, ce lot enlevé il ne reste que 85 grammes de terre fine : le lot de sable est donc

^^^ = 29,75. Quant au lot argile, il résulte d’une simple soustraction. On a

ainsi trois lots : premier lot, pierres (resté sur le tamis) ; deuxième lot, sable ; troisième lot, argile ou impalpable (par différence).

Ce procédé est souvent employé avec les modifications suivantes :

20 grammes de terre passée au tamis de 1 millimètre sont placés dans un vase à bec de 200 centimètres cubes de capacité, qui est à moitié rempli d’eau ordinaire. On délaye la terre et on laisse digérer pendant quelques heures, pour que le délayage soit aussi complet que possible, puis, à l’aide d’une baguette de verre, on agite fortement le liquide, de manière à mettre en suspension toutes les particules de terre, et l’agitation terminée, on compte exactement 10 secondes et, au bout de ce temps, on décante immédiatement le liquide trouble dans un vase d’un demi-litre. Pendant ces 10 secondes les éléments les plus grossiers ont eu le temps de se déposer; ils restent donc dans le premier vase; les éléments les plus fins se trouvent avec le liquide décanté; mais comme une petite quantité de ces éléments les plus fins a pu échapper à la décantation, on répète les manipulations avec de l’eau ordinaire, en comptant toujours 10 secondes entre la fin de l’agitation et le commencement du décantage. On continue jusqu’à ce que l’eau décantée soit complètement limpide. On verse le résidu composant les éléments les plus grossiers dans une capsule, on dessèche et l’on pèse ; le premier lot est désigné sous le nom de gros sable ou lot n° 1 .

Quant au liquide décanté, on l’agite vivement, de manière à mettre en suspension toutes les particules solides, puis on attend que le mouvement soit arrêté dans le liquide; ce qui est facile à voir par l’immobilité des particules solides flottantes; on décante alors ce liquide dans un vase de deux litres ; on répète cotte opération à plusieurs reprises, jusqu’au moment où le liquide décanté est parfaitement clair. On a alors au fond du vase de 500 centimètres cubes, ce qu’on appelle le sable fin ou lot n° 2, qu’on dessèche et qu’on pèse.

Quant au liquide décanté, qui se trouve dans le grand vase de deux litres, il se clarifie peu à peu et laisse déposer le lot n° 3 ou argile.

Il est bien entendu que dans toute la série de ces opérations, on se sert d’eau ordinaire. Chacun des 3 lots après avoir été pesé est traité par de l’acide chlorhydrique, lavé à l’eau, séché et pesé de nouveau. La perte de poids donne le calcaire contenu dans chacun.

Parce procédé, on n’obtient que des résultats bien peu exacts; le lot n° 3. classé comme argile, contient une grande quantité de sable très fin qui n’a nullement la composition chimique ni les propriétés physiques de l’argile.

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