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ANALYSE D'UN SUPERPHOSPHATE EN PRÉSENCE DE LA MAGNÉSIE

11 arrive souvent que les superphosphates contiennent de la magnésie; dans ce cas, lorsqu’on les traite par le citrate d’ammoniaque, qui contient toujours un excès d’ammoniaque, il arrive qu’une partie de l’acide phosphorique passe à l’état de phosphate ammoniaco-magnésien, qui reste insoluble dans le réactif citrique; dans

ce cas on obtient donc, dans le dosage, moins d’acide phosphorique soluble dans le citrate, qu’on en aurait trouvé en l’absence de magnésie; ce cas se présente très fréquemment ; il convient d’y rémédier en opérant de la façon suivante :

1 gramme du phosphate à traiter est placé dans le mortier et délayé dans 5 centimètres cubes d’eau ; la pâte obtenue est lavée par décantation dans le mortier même avec de très petites quantités d’eau. Le liquide est décanté sur un petit filtre ; après cinq ou six lavages, la magnésie, qui se trouvait à l’état de sel soluble dans le superphosphate, se trouve tout entière dans la liqueur, en même temps que l’acide phosphorique soluble dans l’eau. Le petit filtre est placé dans le mortier, avec la matière à traiter et le tout est additionné de 40 centimètres cubes de citrate d’ammoniaque.

On triture et on transvase le tout avec de l’eau dans un ballon jaugé de 1 00 centimètres cubes, on complète le volume et on laisse digérer une heure, en agitant fréquemment; on filtre et on recueille 50 centimètres cubes de la liqueur filtrée. D’un autre côté, on amène à 40 centimètres cubes le liquide provenant du lavage à l’eau; on en prend 20 centimètres cubes, soit la moitié, qu’on ajoute aux 50 centimètres cubes de la solution citrique. Cette addition n’est à faire que dans le cas où on ne veut pas déterminer séparément l’acide phosphorique soluble dans l’eau et où l’on se borne à doser, en bloc, l’acide phosphorique dit assimilable, c’est-à-dire la somme du soluble dans l’eau et du soluble dans le citrate.

Dans le cas où l’on voudrait doser séparément ces deux formes de l’acide phosphorique, au lieu d’ajouter la solution aqueuse à la solution citrique, on ferait l’analyse de chacune d’elles séparément.

On termine d’ailleurs l’opération de la manière ordinaire, en précipitant l’acide phosphorique à l’état de phosphate ammoniaco-magnésien.

§ 7. — DOSAGE DE LA CHAUX ET DE L’ACIDE SULFURIQUE DANS UN SUPERPHOSPHATE.

La chaux existe dans les superphosphates en grande partie à l’état de sulfate. Quand on veut procéder à son dosage, il faut avoir soin de traiter le superphosphate comme s'il s’agissait de son dosage dans le plâtre. Si l’on ne prolongeait pas les lavages à l'eau acidulée et chaude, on risquerait de ne pas dissoudre la totalité de sulfate de chaux et par suite on obtiendrait un résultat trop faible.

La dissolution étant effectuée, on sature l’acide par de l’ammoniaque employée en très léger excès, puis on redissout par l’acide acétique le précipité formé et on ajoute l’oxalate d’ammoniaque. La chaux est recueillie et dosée comme il est dit au paragraphe 5, chapitre I.

Le dosage" de l’acide sulfurique s’opère sur un gramme de superphosphate qu’on a traité par l’eau acidulée comme plus haut, de manière à faire entrer tout le plâtre en dissolution; puis dans cette liqueur bouillante on verse un excès de chlorure de baryum. On recueille le sulfate de baryte et on le pèse comme il est dit au paragraphe 1, chapitre I.

ENGRAIS

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