CARBONATE
Foetus de 7 mois .
Garçon de 2 mois .
— de 18 mois .
Homme de 40 ans .
Femme de 80 ans .
Homme, partie compacte du fémur.
— partie spongieuse .
Bœuf. .
Dindon .
Raie .
traces
D’après Ruitz, 100 parties d’os frais humains sont constituées par 28,76 de matières organiques et 71,24 de matières minérales, se décomposant ainsi ;
Phosphate tribasique de chaux . 84,4 87,7
— — do magnésie . 1,7 1,7
Carbonate de chaux . 8,9 9,1
Fluorure de calcium . 4,9 3,0
Pour les dents, l’ivoire, l’émail et le cément présentent des compositions différentes ; voici les résultats trouvés par Berzélius :
JVOIRE
Phosphate de chaux. .
— de magnésie Carbonate de chaux. .
Fluorure de calcium. .
CÉMENT
BOXIME BOeVF
cendres <70,58 1,2
Matière organique . . .
Phosphate de chaux. .
— de magnésie Carbonate de chaux. .
ÉMAIL (homme)
Matière organique (osséine. ) . .
Matière grasse .
Phosphate de chaux et fluorures.
Phosphate de magnésie .
Carbonate de chaux .
Sels alcalins .
PYROMORPHITE ou PLOMB PHOSPHATÉ
La composition de ce minéral, quand il est pur, peut être représentée par la formule 3 (PbOjPhO^) + PbCl ; l’acide phosphorique peut être remplacé par de l’acide arsénique, et le chlorure de plomb par du chlorure de calcium : c’est une apatite à base de plomb, quelquefois colorée par du fer ou du chrome.
Chlore. — Le chlore se dose en dissolvant la matière dans l’acide nitrique étendu et précipitant par le nitrate d’argent.
Plomb. — Si la substance ne contient pas de chaux, on peut la mettre, après l’avoir porphyrisée, en digestion avec de l’acide sulfurique de concentration moyenne, puis après évaporation de la majeure partie de l’eau ajouter de l’alcool; le sulfate de plomb se sépare complètement, on le recueille sur un filtre et on le traite comme nous l’avons indiqué.
Arsenic. — La liqueur filtrée est alors chauffée au bain de sable, pour la débarrasser de l’alcool; puis, pendant qu’elle est encore chaude, on y fait passer un courant d’acide sulfhydrique qu’on maintient pendant le refroidissement, et on abandonne la liqueur à elle-même pendant un jour en vase fermé. On décante enfin sur un filtre où l’on réunit le sulfure d’arsenic.
Après lavage, on introduit le sulfure et le filtre dans un petit ballon avec un mélange d’acide chlorhydrique et de chlorate de potasse que l’on chauffe en ajoutant de temps à autre un peu de chlorate de potasse. Il se produit une réaction assez vive, et au bout d’un temps très court la dissolution du filtre, du sulfure d’arsenic et du soufre en excès est complète. Pour doser l’arsenic dans la liqueur, on la neutralise par l’ammoniaque, ce qui ne doit produire ni trouble ni précipité, et on y verse une solution magnésienne ; on laisse déposer l’arséniate ammoniaco-raagnésien pendant douze heures, pendant un plus long temps si la quantité de précipité est petite, puis on rassemble celui-ci sur un filtre taré où on le lave avec de l’eau ammoniacale au dixième, car il n’est pas insoluble dans l’eau; finalement on le pèse après dessiccation à 100 degrés.
Fer. — La liqueur d’où l’on a précipité l’arsenic, traitée par de l’ammoniaque, laisse déposer du sulfure de fer contenant quelquefois un peu de chrome. On filtre pour séparer le précipité, on concentre le liquide et on y précipite l’acide phosphorique par une liqueur magnésienne.
Si le minéral renferme de la chaux, on le dissout dans l’acide nitrique et, après avoir étendu la liqueur, on précipite d’abord le plomb par l’hydrogène sulfuré, puis la chaux par l’oxalate d’ammoniaque, enfin l’acide phosphorique par la liqueur magnésienne.