‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Résumé d'analyse minéraleChapitre 167 sur 266 · ÉLÉMENTS CONTENUS DANS LES GENDRES · texte numérisé non relu

ÉLÉMENTS CONTENUS DANS LES GENDRES

Les éléments que les cendres renferment sont à peu près toujours les mêmes ; ils ne varient guère que par leurs proportions dans les différents végétaux ou dans les différentes parties d’un même végétal.

Toutefois, il convient de remarquer que les graines sont en général plus riches en acide phosphorique que les autres parties de la plante, et que certaines substances se rencontrent de préférence dans certaines familles végétales. C’es ainsi que l’alumine est un principe constituant essentiel des cendres des lycopodiacées et ne.se trouve guère que là ; qu’on ne trouve le fluor que dans les tiges d’un petit nombre de graminées, et que cette famille est remarquable par la grande quantité de silice que contient la plante entière; que l’iode, le brome sont propres surtout â certaines plantes marines; quelques cendres renferment des traces de cuivre, d’acide titanique, etc., mais ce sont là des exceptions. La silice est presque toute à l’état libre, et la petite quantité qu’on en trouve sous la forme de silicate provient probablement de pe que pendant l’incinération la silice libre du végétal a réagi sur les'sels alcalins ou alcalino-terreux.

Si on laisse de côté les matières rares : fluor, brome, iode, cuivre, titane, etc., les substances le plus habituellement contenues dans les cendres sont les alcalis, potasse et soude, la chaux, la magnésie, le sesquioxyde de fer, le protoxyde de manganèse, l’alumine, puis la silice, le chlore, les acides carbonique, sulfurique et phosphorique.

Le dosage des acides carbonique et sulfurique peut être fait sur un même échantillon ; le premier en poids ou en volume par une des méthodes que nous avons décrites (p. 91) en attaquant la cendre par J’acide nitrique ; le second dans la liqueur claire obtenue, en lui ajoutant du chlorure de baryum.

Le chlore se dose comme d’habitude ; la silice s’obtient par une attaque aux acides, suivie d’une évaporation à sec;, l’acide phosphorique, à l’état de phos phate ammoniaco-magnésien. La chaux est dosée sous la forme d’oxalate et la magnésie sous celle de phosphate ammoniaco-magnésien sur un même échan^ tillon.

Nous renvoyons, pour le détail de ces divers dosages, au traité si intéressant de M. Muntz {Encyclopédie chimique)', nous indiquerons seulement, en raison de l’importance qu’elle présente, la détermination des alcalis.

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