RECHERCHE DE L’OXYDE DE CARBONE
La recherche qualitative se fait facilement au spoctroscope, grâce à la remarque suivante :
Le sang dilué dans de l’eau, et placé entre la fente d’un spectroscope et une source lumineuse, donne un spectre d’absorption caractérisé par deux bandes placées au voisinage des raies D et E; sous l’influence du sulfhydrate d’ammoniaque, elles disparaissent et sont remplacées par une bande unique placée à peu près à égale distance des deux premières. Or, avec du sang oxycarboné on n’observe jamais, en présence du sulfhydrate d’ammoniaque, la réduction des deux bandes en une bande unique; voilà donc une réaction caractéristique qui, au point de vue qualitatif, ne laisse rien à désirer, mais jusqu’ici on n’a guère réussi à s’en servir pour le dosage.
Pour effectuer celui-ci il faut extraire les gaz du sang au moyen de la pompe d’Alvergniat et en faire l’analyse; on opère sur 100 centimètres cubes de sang et on achève l’extraction des gaz en introduisant dans le ballon une solution bouillie d’acide acétique cristallisable saturée de sel marin, puis chauffant à 50 degrés. On analyse 23 centimètres cubes des gaz recueillis en absorbant successivement l’acide carbonique par la potasse, l’oxygène par l’acide pyrogallique et la potasse, enfin l’oxyde de carbone par le chlorure cuivreux ammoniacal. On introduit ensuite la dissolution cuivreuse dans un tube entièrement plein de mercure, et on déplace l’oxyde de carbone en y introduisant un morceau de potasse solide; on constate que le gaz brûle avec une flamme bleue en donnant de l’acide carbonique.